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Échelle de Saffir-Simpson

Classement des ouragans de l'Atlantique Nord et du Pacifique Nord-Est en cinq catégories selon le vent soutenu maximal, qui ne dit rien de la taille, de la pluie ni de la submersion.

Définition

L'échelle de Saffir-Simpson classe les ouragans de l'Atlantique Nord et du Pacifique Nord-Est en cinq catégories selon le vent soutenu maximal, moyenné sur une minute à dix mètres du sol. Katrina touche terre en Louisiane le 29 août 2005 en catégorie 3. L'onde de tempête poussée sur la côte du Mississippi et la rupture des digues de La Nouvelle-Orléans en font pourtant le sinistre assuré le plus lourd de l'histoire à son époque. L'échelle est née au début des années 1970, œuvre d'Herbert Saffir, ingénieur, et de Robert Simpson, alors directeur du National Hurricane Center (NHC) américain. Elle mêlait d'abord vent, pression centrale et hauteur de submersion. Depuis 2010, le NHC n'en garde que le vent, sous le nom de Saffir-Simpson Hurricane Wind Scale, et les seuils ont été retouchés en 2012. Catégorie 1 à partir de 119 km/h, catégorie 3 à partir de 178 km/h, catégorie 5 à partir de 252 km/h. Dès la catégorie 3, on parle d'ouragan majeur. Les typhons du Pacifique Ouest et les cyclones de l'océan Indien se classent sur d'autres échelles, avec d'autres durées de moyenne du vent. Le marché s'en sert pour parler vite : un communiqué de modélisateur ou un point de situation sur des cat bonds citent la catégorie au moment de toucher terre. Les modèles, eux, ne la prennent pas en entrée ; le module d'aléa travaille sur la pression centrale, le rayon des vents maximaux et la vitesse de déplacement. Réserve de praticien : la catégorie ne mesure ni la taille, ni la pluie, ni la submersion. Harvey, catégorie 4 à son arrivée au Texas fin août 2017, a coûté surtout par les pluies sur Houston. Sandy, qui n'était plus un ouragan au moment de toucher terre le 29 octobre 2012, a coûté par l'eau de mer.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Échelle de Saffir-Simpson : illustration de la fiche Risques spéciaux du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école, chiffres inventés : deux ouragans de catégorie 3 touchent la même côte à dix ans d'écart. Le premier, compact, a un rayon de vents maximaux de 15 km et traverse vite : le portefeuille perd 120 millions de dollars. Le second, de même catégorie, a un rayon de 45 km et ralentit sur la côte. La bande balayée par les vents forts est environ trois fois plus large, et la perte atteint 400 millions. Le souscripteur qui raisonnait à la catégorie a lu deux fois le même chiffre pour deux sinistres sans rapport.

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Termes associés
Également connu sous

échelle Saffir-Simpson, catégorie d'ouragan, échelle des ouragans, Saffir-Simpson

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