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Onde de tempête

Élévation anormale du niveau de la mer qu'une tempête ou un cyclone pousse vers la côte, par le vent et la basse pression, souvent la composante la plus destructrice d'un ouragan sur une côte basse.

Définition

L'onde de tempête est l'élévation anormale du niveau de la mer qu'une tempête ou un cyclone pousse vers la côte, sous l'effet du vent qui accumule l'eau et de la basse pression qui la soulève. On parle en France de surcote, et de submersion marine quand l'eau franchit les défenses. 29 août 2005 : Katrina touche terre en Louisiane puis au Mississippi, et le rapport du Centre national des ouragans (NHC) relève sur l'ouest de la côte du Mississippi une surcote de l'ordre de 8 mètres. À La Nouvelle-Orléans, digues et murs de canaux cèdent. Le partage entre vent et eau devient ensuite l'objet principal des litiges. La multirisque habitation américaine exclut l'inondation, couverte par le programme fédéral NFIP (National Flood Insurance Program) avec des plafonds bas, et des milliers de sinistrés doivent prouver que le toit est parti avant l'arrivée de l'eau. La hauteur d'eau dépend de la taille du système autant que de sa force. Une plate-forme continentale peu profonde, une baie en entonnoir, une arrivée à marée haute l'amplifient. L'échelle de Saffir-Simpson a d'ailleurs retiré la surcote de ses critères en 2010. Sandy, le 29 octobre 2012, n'était plus un ouragan majeur en touchant terre ; sa taille a suffi à noyer le métro de New York. L'autorité des transports de la ville, la MTA, a placé en 2013 le cat bond MetroCat Re, qui déclenche sur des hauteurs d'eau mesurées par des marégraphes. En Europe, Xynthia, dans la nuit du 27 au 28 février 2010, a submergé La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer, en Vendée, où des maisons de plain-pied avaient été bâties derrière une digue. Les modèles calculent la surcote par simulation hydrodynamique sur une bathymétrie fine, puis la propagent à terre sur un modèle numérique de terrain. Réserve de praticien : à quelques dizaines de centimètres près, une digue tient ou cède, et la résolution géographique des expositions pèse alors sur la perte plus que le modèle d'aléa.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Onde de tempête : illustration de la fiche Risques spéciaux du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école, chiffres inventés : 400 maisons sur une commune littorale, derrière une digue dont la crête est à 4,5 mètres. Le modèle donne pour la surcote centennale un niveau de 4,3 mètres à marée haute de vives-eaux : pas de débordement, perte quasi nulle. Avec 30 centimètres de plus, niveau que le même modèle place à une période de retour de 150 ans, l'eau passe, la digue s'érode et un mètre d'eau entre dans les maisons. À 60 000 euros de dommage par maison, la perte passe de presque rien à 24 millions d'euros entre deux points voisins de la courbe.

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Termes associés
Également connu sous

surcote marine, surcote de tempête, marée de tempête, submersion marine

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