Stress test climatique de l'ACPR (2023-2024)
Second exercice climatique du superviseur français, réservé aux assureurs, qui a ajouté au long terme un choc de court terme mêlant catastrophes en série et krach financier.
Le premier exercice de l'ACPR, en 2020, projetait des trajectoires jusqu'en 2050 : utile pour la stratégie, mais trop lointain pour parler à un bilan prudentiel qui se pilote à un ou trois ans. Le second exercice, réservé aux organismes d'assurance, ajoute un scénario défavorable de court terme : une succession de sécheresses et d'inondations suivie d'une rupture de barrage en Provence-Alpes-Côte d'Azur, combinée à un ajustement brutal des marchés financiers. Chaque organisme projette lui-même l'effet sur son actif, son passif et son ratio de solvabilité, selon des hypothèses fixées par le superviseur (méthode ascendante). Les calculs se font en bilan statique, sans action correctrice, ce qui en fait un plancher théorique plutôt qu'une prévision. L'exercice est volontaire et n'entraîne aucune exigence de capital.
Lancé le 6 juillet 2023, l'exercice a réuni quinze groupes d'assurance (vingt-deux entités, environ 90 % du total de bilan du marché français). Selon le rapport publié en mai 2024, le scénario de court terme ferait passer le ratio de couverture du SCR de 230 % fin 2022 à 170 % fin 2027, soit 60 points de baisse, dont l'essentiel tient aux chocs financiers.
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