Garantie de prix d'une maison de vente
Engagement d'une maison de vente de verser au vendeur un prix minimum, couvert parfois par un tiers qui dépose une enchère irrévocable.
Pour arracher une consignation à un concurrent, une maison de vente promet au vendeur un prix plancher avant la vente. Si les enchères restent en dessous, c'est elle qui complète la différence ; si elles dépassent, elle partage le surplus selon l'accord. Pour alléger son exposition, elle place souvent une partie du risque chez un tiers, qui dépose une enchère irrévocable au niveau garanti. Ce tiers achète si personne ne surenchérit ; dans le cas contraire, il touche une rémunération ou une part du gain. Ce risque est un risque de prix, hors du champ de l'assurance des œuvres : la police d'art couvre les dommages à l'objet, pas le prix d'adjudication. La garantie se règle donc dans les comptes de la maison et, pour le tiers garant, dans ses fonds propres. Les grandes maisons la signalent au catalogue, en général par un symbole : sinon, l'acheteur enchérit contre un intérêt financier caché.
Cas d'école : une maison garantit 30 millions de dollars à un vendeur pour un tableau d'après-guerre. Le lot est adjugé 26 millions au marteau, sans que le tiers garant ait eu à acheter : la maison verse 4 millions de complément au vendeur. Les frais acheteur qu'elle encaisse n'effacent qu'une partie de l'écart.
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