Risque d'authenticité (œuvres d'art)
Risque qu'une œuvre se révèle fausse ou mal attribuée, ce qui anéantit sa valeur ; il est exclu des polices beaux-arts et se traite par la diligence, les garanties contractuelles des vendeurs et parfois une assurance spécifique.
La valeur d'une œuvre tient pour l'essentiel à son attribution : un tableau de Rothko et une copie parfaite ne valent pas la même chose, même s'ils sont matériellement identiques. Le risque d'authenticité n'est pas un dommage matériel, et les polices beaux-arts l'excluent : elles couvrent l'objet, pas l'exactitude de ce qu'on en dit. Il se traite d'abord par la diligence de l'acheteur, examen de la provenance, du catalogue raisonné, analyses scientifiques des pigments et supports, avis des spécialistes reconnus, et par les garanties contractuelles des maisons de vente, qui remboursent souvent l'acheteur pendant quelques années si l'œuvre se révèle contrefaite. Quelques assureurs proposent des couvertures de titre et d'authenticité, avec une souscription très sélective. Pour un souscripteur, une attribution contestée affecte aussi la valeur agréée : assurer à la valeur d'un chef-d'œuvre un objet douteux, c'est payer une prime sur une valeur qui n'existe peut-être pas.
La galerie new-yorkaise Knoedler, fondée en 1846, a fermé en novembre 2011 après avoir vendu pendant une quinzaine d'années pour environ 80 millions de dollars de faux Rothko, Pollock et Motherwell, peints par un faussaire du Queens et fournis par une même intermédiaire.
faux, risque d'attribution, garantie d'authenticité
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.