Police des marchands d'art
Police qui couvre le stock d'une galerie ou d'un marchand, les œuvres confiées en dépôt-vente, les transports et les foires, avec des limites par lieu, et qui se distingue de la police d'un collectionneur par la rotation des objets.
Le marchand d'art détient deux sortes d'œuvres : celles qu'il a achetées et qui forment son stock, et celles que des collectionneurs ou des artistes lui ont confiées pour les vendre. Sa police couvre les deux, sur la base d'une déclaration de valeurs qui change sans cesse au gré des achats, ventes et dépôts, souvent avec une valeur de stock au prix d'achat et une valeur de dépôt au prix convenu avec le déposant. Elle suit les œuvres en transport, en foire internationale, chez les restaurateurs et chez les clients qui les examinent avant achat. Les limites par lieu et par foire traitent l'accumulation : une foire majeure rassemble pour quelques jours des centaines de galeries et plusieurs milliards de valeurs. Les exclusions classiques visent l'authenticité, la dépréciation de marché, les détournements par des tiers à qui l'œuvre a été confiée sans vérification, et la fraude au paiement, qui relève d'autres polices.
Une galerie parisienne qui participe en 2025 à une foire internationale y expose pour 15 millions d'euros d'œuvres, dont 9 millions en dépôt-vente ; sa police prévoit une limite de 20 millions par foire, et l'assureur agrège son exposition avec celle des autres galeries qu'il couvre sur le même salon.
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