Obligation liée à la durabilité
Emprunt dont le coupon varie selon que l'émetteur atteint ou non ses objectifs environnementaux, sans que le produit soit affecté à un projet déterminé.
Enel, septembre 2019 : l'électricien italien place sur le marché public la première obligation liée à la durabilité, indexée sur sa capacité de production renouvelable, avec un coupon qui renchérit si l'objectif est manqué. Le principe tient en une ligne. Le produit finance l'activité générale de l'émetteur, sans fléchage vers des projets, et la rémunération dépend de la performance environnementale constatée à une date fixée. L'instrument convient aux entreprises dont l'empreinte ne se découpe pas en projets, alors que l'obligation verte l'exige. La promesse porte sur la trajectoire de toute l'entreprise plutôt que sur une dépense. L'investisseur, assureur vie compris, vérifie l'ambition de l'objectif face à la trajectoire tendancielle, la pertinence de l'indicateur au regard de l'empreinte réelle, et la taille du renchérissement, qui doit peser sur une décision industrielle. Le reproche courant vise le calibrage complaisant : un objectif que l'émetteur atteindrait sans rien changer fait de l'instrument un financement ordinaire moins cher. En 2023, Enel a annoncé avoir manqué l'un de ses objectifs intermédiaires, et le renchérissement prévu a joué sur plusieurs souches. Cela prouve au moins que le mécanisme mord.
L'électricien italien Enel a émis en septembre 2019 la première obligation liée à la durabilité placée sur le marché public, indexée sur sa capacité de production renouvelable, avec un renchérissement du coupon en cas d'objectif manqué. En 2023, l'entreprise a annoncé ne pas avoir atteint l'un de ses objectifs intermédiaires, ce qui a déclenché le renchérissement prévu sur plusieurs souches.
sustainability-linked bond, SLB, emprunt indexé sur la durabilité
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