Greenwashing en assurance
Écart entre les engagements climatiques qu'un assureur affiche et ce que contiennent vraiment ses portefeuilles de souscription et d'investissement. C'est devenu un risque juridique et de réputation identifié.
Directive (UE) 2024/825 du 28 février 2024 : le législateur européen interdit les allégations environnementales génériques que le professionnel ne peut pas étayer, et pour un assureur qui vend aux particuliers, l'écart entre discours climatique et portefeuille devient une affaire de droit de la consommation autant que de réputation. Le greenwashing en assurance, c'est cet écart. D'un côté les engagements publiés (neutralité carbone, sortie du charbon, alignement sur 1,5 degré), de l'autre le contenu réel des portefeuilles de souscription et d'investissement. Encore faut-il que l'écart procède d'une communication trompeuse ; un simple retard d'exécution n'en relève pas. Le risque a pris forme juridique à mesure que des ONG et des cabinets spécialisés ont saisi des régulateurs de la publicité ou des superviseurs financiers contre des assureurs jugés en défaut sur leurs propres engagements. La sanction joue sur deux tableaux. Une accusation médiatisée efface le bénéfice d'image que l'engagement visait, et plusieurs juridictions traitent l'allégation environnementale trompeuse comme une pratique commerciale déloyale sanctionnable. La meilleure protection documentée reste la granularité : un objectif chiffré, daté et audité expose beaucoup moins qu'une formule générale d'alignement climatique qu'aucun tiers ne peut vérifier.
Cas d'école : un assureur communique sur son engagement de neutralité carbone tout en continuant de couvrir de nouveaux projets fossiles. Une association saisit le régulateur de la publicité pour communication trompeuse, et l'écart entre le discours et la souscription devient un risque juridique et de réputation.
insurance greenwashing, allégation climatique trompeuse, écoblanchiment assurance
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.