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Pannes d'Anik E1 et E2 (1994)

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire

Pannes de deux satellites canadiens de télécommunications le 20 janvier 1994, attribuées à des décharges électrostatiques pendant un épisode d'activité géomagnétique, dont l'un est resté hors service pendant des mois.

Définition

En orbite géostationnaire, les épisodes d'activité géomagnétique bombardent les satellites d'électrons énergétiques qui s'accumulent dans les isolants ; lorsque la charge dépasse un seuil, une décharge électrostatique produit une impulsion parasite dans l'électronique voisine. Le péril ne détruit rien de visible : il fait basculer un circuit de commande, et un satellite parfaitement intact peut perdre son orientation. Les Anik E1 et E2 en sont devenus le cas d'école, parce que deux satellites de même conception ont été touchés le même jour par le même mécanisme, sur leurs roues d'inertie. Pour l'assureur, l'épisode illustre deux choses : le cumul, puisqu'un même événement naturel frappe une famille de satellites en même temps, et la perte partielle, puisque la récupération par des moyens de secours consomme des ergols et donc de la durée de vie. Il a nourri les clauses et les questionnaires qui interrogent désormais la protection des satellites contre l'environnement spatial.

Exemple

Le 20 janvier 1994, Anik E1, satellite de l'opérateur canadien Telesat, a perdu son contrôle d'attitude et privé de service des abonnés de télévision, de presse et de téléphonie du Nord canadien pendant plusieurs heures, avant d'être rétabli par son système de secours ; dans la nuit suivante, Anik E2 a perdu à la fois sa roue d'inertie principale et sa roue de secours, et il est resté hors service environ cinq mois, jusqu'à ce que Telesat mette au point un pilotage depuis le sol.

Termes associés
Également connu sous

Anik E1, Anik E2, panique Anik, Anik panic

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