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Perte d'exploitation contingente dans l'énergie

Perte d'exploitation d'un assuré dont le site tourne, mais qui est privé de gaz, de brut ou d'électricité par la défaillance d'un site tiers : pipeline, terminal, raffinerie fournisseuse.

Définition

L'usine de verre chauffe au gaz, le gaz arrive par une conduite, la conduite vient d'une station de compression qui brûle. L'usine n'a rien, mais elle s'arrête. C'est la perte d'exploitation contingente : une perte née d'un dommage subi chez quelqu'un d'autre. Dans l'énergie, ce schéma se répète à chaque maillon. Un raffineur dépend de l'oléoduc qui lui apporte le brut, un exportateur de GNL du gazoduc qui l'alimente, une centrale du terminal qui lui livre. Le marché la propose en garantie nommant les sites dont l'assuré dépend, fournisseurs directs et parfois fournisseurs de fournisseurs, avec une sous-limite par site et une franchise de plusieurs jours. Tout bute sur l'identification. L'assureur ne veut pas couvrir des dépendances qu'il ne connaît pas, et l'assuré a du mal à les cartographier au-delà du premier niveau. Le cas Freeport LNG, en 2022, a montré que les clients d'un terminal perdaient une marge de plusieurs centaines de millions sans qu'aucune police ne réponde. Le cas de Nord Stream en 2022 a posé la question à l'envers : quand la cause du dommage est un sabotage d'État, l'exclusion de guerre ou de terrorisme peut s'appliquer au fournisseur, et la police du client suit. La garantie reste donc étroite et chère, rarement vendue en pleine limite ; on la croise peu dans les programmes. À ne pas confondre avec la garantie de carence de fournisseur de services publics, qui traite l'électricité et l'eau du réseau.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Perte d'exploitation contingente dans l'énergie : illustration de la fiche Risques spéciaux du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : un raffineur reçoit son brut par un oléoduc unique, nommé dans sa police avec une sous-limite de 80 millions de dollars et une franchise de 10 jours. L'oléoduc est coupé 35 jours par une rupture. Perte de marge : 1,4 million par jour. L'assureur paie 25 jours, soit 35 millions, bien en dessous de la sous-limite.

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Termes associés
Également connu sous

contingent business interruption énergie, CBI énergie, perte d'exploitation dépendante du fournisseur de gaz, dépendance à un pipeline

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