Prévision par classe de référence
Méthode qui part de ce qui est arrivé à des cas comparables avant de regarder les particularités du cas présent, pour corriger l'optimisme de l'expert.
La prévision par classe de référence demande de commencer par la vue de l'extérieur : à quelle famille de cas comparables celui-ci appartient-il, et qu'est-il arrivé à cette famille ? Ce n'est qu'ensuite qu'on ajuste pour ce qui distingue le cas présent. Daniel Kahneman et Amos Tversky l'ont proposée pour corriger l'erreur de planification, la tendance à juger un projet de l'intérieur et à ignorer le taux d'échec des projets semblables, et Bent Flyvbjerg l'a mise en pratique dans les grands projets d'infrastructure. L'actuariat la pratique depuis longtemps sans ce nom : la théorie de la crédibilité pondère l'expérience propre d'un assuré et celle de sa classe, et la méthode de Bornhuetter-Ferguson part d'un ratio de sinistres a priori tiré de comparables. Pour le souscripteur face à un risque nouveau, elle protège contre le récit convaincant d'un client qui décrit son cas comme unique.
En 2004, le ministère britannique des Transports adopte des majorations pour biais d'optimisme calculées par l'équipe de Bent Flyvbjerg sur des projets comparables déjà livrés : le budget d'un nouveau projet ferroviaire est corrigé selon les dépassements observés dans sa classe, avant même l'examen de ses particularités.
reference class forecasting, vue de l'extérieur, outside view, taux de base
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