Restauration des données et des systèmes
Garantie de première partie qui prend en charge le coût de reconstituer, recréer ou réinstaller les données, logiciels et systèmes endommagés par un incident, à distinguer de la perte d'exploitation pendant l'arrêt.
La garantie de restauration indemnise les frais raisonnables et nécessaires pour remettre les actifs numériques de l'assuré dans l'état où ils se trouvaient avant l'incident : récupération des données à partir des sauvegardes, reconstitution à partir d'autres sources lorsque la sauvegarde manque, réinstallation et reconfiguration des systèmes et des applications, et, dans les rédactions récentes, amélioration raisonnable de la sécurité lorsque la simple remise à l'identique rouvrirait la même faille. Elle ne couvre ni la valeur économique intrinsèque des données, que les polices refusent presque toujours d'évaluer, ni le coût de recherche et développement perdu, ni la perte d'activité pendant la restauration, qui relève de la garantie de perte d'exploitation. Pour le souscripteur, cette garantie est la plus directement liée à la qualité de la préparation de l'assuré : une organisation dotée de sauvegardes isolées et testées restaure en jours ce qu'une autre reconstruit en semaines, avec un coût et une perte d'exploitation sans commune mesure. D'où l'attention portée, dans les questionnaires, aux sauvegardes hors ligne, à leur fréquence et au dernier test de restauration complète.
Frappé par NotPetya en juin 2017, l'armateur Maersk a réinstallé en une dizaine de jours environ 4 000 serveurs, 45 000 postes de travail et 2 500 applications, et a estimé le coût total de l'incident entre 250 et 300 millions de dollars. La restauration n'a été possible que grâce à une copie de l'annuaire de domaine épargnée par une coupure d'électricité dans un bureau au Ghana.
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