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Risque de tendance

Risque qu'une amélioration systématique et imprévue de la longévité frappe tous les rentiers à la fois. Non diversifiable, il est l'équivalent démographique de la catastrophe.

Définition

En novembre 2004, la BEI et BNP Paribas ont proposé une obligation longévité de 540 millions de livres, indexée sur la survie des hommes d'Angleterre et du pays de Galles âgés de 65 ans. Faute d'acheteurs, elle a été retirée. On confond souvent deux risques. Le risque de niveau, c'est se tromper sur l'espérance de vie moyenne d'une génération ; il est diversifiable et se corrige par l'observation. Le risque de tendance est celui d'une amélioration systématique et imprévue de la longévité, par exemple une avancée thérapeutique qui allonge d'un coup toutes les vies d'une cohorte. Celui-là n'est pas diversifiable, car il frappe tous les rentiers en même temps. C'est le risque d'accumulation propre à la longévité, l'équivalent démographique de la catastrophe naturelle, et les assureurs cherchent donc à le transférer à la réassurance ou aux marchés de capitaux. Dans un portefeuille de rentes, c'est lui qui pèse le plus.

Ses 4 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Risque de tendance : illustration de la fiche Actuariat du glossaire AlgoPolis
Exemple

Sur un capital-décès, un assuré qui vit plus longtemps paie plus de primes, et l'erreur joue pour l'assureur. Sur une rente, la même erreur joue contre lui.

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Termes associés
Également connu sous

risque de tendance de longévité, trend risk

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