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Capital décès

Somme versée aux bénéficiaires désignés au décès de l'assuré, hors succession et sous un régime fiscal propre attaché à l'âge des versements.

Définition

Le capital payable au décès à un bénéficiaire déterminé ne fait pas partie de la succession de l'assuré. Cette seule phrase de l'article L. 132-12 du code des assurances porte toute la mécanique du capital décès. La somme, fixée d'avance, va aux bénéficiaires désignés, qui tiennent un droit direct contre l'assureur ; elle échappe ainsi à la réserve héréditaire, sauf primes manifestement exagérées au regard des facultés du souscripteur (article L. 132-13), et, en principe, aux créanciers du défunt. Les proches sont payés sans attendre un règlement successoral qui prend des mois et peut être contesté. Sortir le capital de la succession appelait un régime fiscal à part, bâti sur l'âge auquel les primes ont été versées plutôt que sur le lien de parenté, pour que l'assurance vie ne serve pas à transmettre en franchise un patrimoine constitué en fin de vie. Les primes versées avant soixante-dix ans relèvent de l'article 990 I du code général des impôts ; celles versées après, de l'article 757 B, avec d'autres abattements et d'autres taux.

Ses 11 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Capital décès : illustration de la fiche Vie & prévoyance du glossaire AlgoPolis
Exemple

L'article 990 I du code général des impôts soumet les capitaux issus de primes versées avant soixante-dix ans à un prélèvement de 20 % au-delà d'un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire. Le taux passe à 31,25 % pour la fraction taxable qui dépasse 700 000 euros, pour les décès survenus depuis le 1er juillet 2014. L'article 757 B soumet au contraire aux droits de succession les primes versées après soixante-dix ans au-delà de 30 500 euros, tous contrats confondus.

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Termes associés
Également connu sous

capital garanti en cas de décès, garantie décès

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