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SEADRIF (Southeast Asia Disaster Risk Insurance Facility)

Mécanisme régional d'assurance des risques de catastrophe créé à la fin des années 2010 dans le cadre de l'ASEAN+3, avec la Banque mondiale, dont la première police, en 2021, couvre le Laos contre les inondations.

Définition

SEADRIF (Southeast Asia Disaster Risk Insurance Facility) est un mécanisme régional d'assurance des risques de catastrophe, monté avec la Banque mondiale pour les pays d'Asie du Sud-Est. Le Laos et le Cambodge vivent avec des crues de saison qui reviennent chaque année et des crues majeures qui vident en quelques semaines la marge budgétaire d'un ministère des Finances. SEADRIF est la réponse régionale à ce problème. La facilité a été lancée en 2018 par les ministres des Finances de l'ASEAN+3, soit l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est plus la Chine, le Japon et la Corée du Sud. La Banque mondiale lui apporte son appui technique, le Japon et Singapour la coprésident, et sa société d'assurance est enregistrée à Singapour. Elle reprend la logique du CCRIF (Caribbean Catastrophe Risk Insurance Facility, le pool caribéen) et de la facilité du Pacifique, avec deux différences qui comptent pour un souscripteur. Le péril principal est l'inondation, beaucoup plus difficile à indexer que le vent d'un cyclone ou la magnitude d'un séisme. L'indice repose sur la cartographie des zones inondées par satellite et sur une modélisation des pertes, et l'écart entre la surface noyée et le dommage réel est large. La structure est aussi plus modulaire que celle des pools caribéen et africain. Elle combine un fonds d'assurance régional pour les pays à faible revenu et une plateforme de conseil et de produits pour les membres plus riches. Ceux-ci n'ont pas besoin d'un pool pour acheter de la réassurance. Le premier pool devait couvrir le Laos et le Myanmar contre les inondations. Début 2021, l'année du coup d'État, le Myanmar s'est retiré faute d'avoir payé sa prime. La compagnie a renégocié dans l'urgence sa police et sa réassurance, et la première police souveraine, émise en février 2021, ne couvre que le Laos. C'est la question que tout pool souverain finit par rencontrer : que fait-on d'un membre dont le gouvernement n'est plus reconnu par une partie des bailleurs ? Pour la réassurance, le volume reste modeste, et l'intérêt est ailleurs. SEADRIF ouvre l'accès à un risque inondation asiatique peu corrélé aux portefeuilles habituels, à condition d'accepter un risque de base que les modèles ne savent pas encore réduire.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
SEADRIF (Southeast Asia Disaster Risk Insurance Facility) : illustration de la fiche Transfert alternatif du risque du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école, chiffres inventés : un pays membre achète une couverture inondation fondée sur la perte modélisée, calculée à partir de la surface inondée vue par satellite sur ses provinces. Elle paie 2 millions de dollars quand cette perte dépasse 30 millions, et jusqu'à 10 millions au-delà de 80 millions. Une crue de mousson noie 1 200 km² de rizières et le modèle estime la perte à 55 millions. Le versement, autour de 5 millions, arrive en quelques semaines, sans attendre le recensement des dégâts par les provinces.

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Termes associés
Également connu sous

SEADRIF, facilité d'assurance des risques de catastrophe d'Asie du Sud-Est, pool catastrophe ASEAN, SEADRIF Insurance Company

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