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Séismes de Christchurch (2010-2011)

Séquence de séismes en Nouvelle-Zélande, de septembre 2010 à fin 2011, qui a fait de Christchurch un cas d'école du nombre d'événements, des reconstitutions et des dommages cumulés sur un même bâtiment.

Définition

Le 4 septembre 2010, à 4 h 35, un séisme de magnitude 7,1 frappe Darfield, à une quarantaine de kilomètres de Christchurch : dégâts lourds, aucun mort. Le 22 février 2011, une réplique de magnitude 6,3, peu profonde et presque sous le centre-ville, tue 185 personnes et détruit le quartier d'affaires. D'autres secousses suivent, dont celles du 13 juin et du 23 décembre 2011. Les pertes assurées de toute la séquence se chiffrent à plus de 30 milliards de dollars néo-zélandais, l'une des plus fortes jamais rapportées au produit intérieur d'un pays. L'Earthquake Commission (EQC), assureur public, payait en premier rang l'habitation, jusqu'à 100 000 dollars néo-zélandais par logement à l'époque, et sa garantie se reconstituait à chaque événement. Les assureurs privés prenaient le reste et tout le commercial. Pour la réassurance, la séquence a tout mis à l'épreuve. La clause horaire (72 heures en général pour le séisme) faisait de chaque grosse réplique un événement distinct, avec une nouvelle priorité et une reconstitution consommée. Selon la date de renouvellement, la séquence courait sur deux années de traité. Et il fallait répartir les dégâts d'un bâtiment touché trois fois entre les événements, souvent sans constat intermédiaire : des contentieux ont duré des années, et l'EQC a dû revoir des milliers de dossiers. Après 2011, la capacité néo-zélandaise s'est renchérie fortement, et les assureurs habitation ont remplacé la garantie de reconstruction sans plafond par des sommes assurées déclarées. À ne pas confondre avec un événement unique de forte magnitude comme le Tōhoku : à Christchurch, c'est la répétition qui a fait la perte.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Séismes de Christchurch (2010-2011) : illustration de la fiche Réassurance du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : une cédante néo-zélandaise a un traité catastrophe de 200 millions au-delà de 50 millions, avec une reconstitution, soit 400 millions au total sur l'année. Septembre 2010 : perte nette de 150 millions, le traité paie 100. Février 2011 : 400 millions, le traité paie sa limite, 200. Juin 2011 : 120 millions, il reste 100 millions de capacité sur les 400, le traité paie 70. Récupéré : 370 millions. La cédante garde 300 millions, ses trois priorités (150 millions) et les 150 millions de février au-delà de la limite, et paie une prime de reconstitution sur les 200 millions reconstitués.

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Termes associés
Également connu sous

séisme de Christchurch, séismes de Canterbury, séisme de Darfield 2010, séquence sismique de Canterbury, tremblement de terre de Christchurch 2011

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