Unité mobile de forage en mer (MODU)
Plateforme de forage qui se déplace d'un puits à l'autre (auto-élévatrice, semi-submersible ou navire de forage), assurée en corps comme un navire et en responsabilité comme un entrepreneur de forage.
Trois formes dominent. L'auto-élévatrice, qui se pose sur le fond par ses jambes et convient aux eaux peu profondes. La semi-submersible, dont les flotteurs immergés stabilisent la plateforme au-dessus d'un puits profond. Le navire de forage, qui va plus vite d'un site à l'autre. Toutes trois sont des MODU, mobile offshore drilling units. L'exploitant ne les possède pas : un entrepreneur de forage, le propriétaire de l'engin, le loue à l'opérateur du champ au taux journalier, et l'assurance suit ce partage. Le propriétaire assure l'engin en corps, avec responsabilité maritime, dans la police hull. L'opérateur assure le puits en contrôle de puits. Le contrat de forage trace la frontière par un échange de renonciations à recours (knock-for-knock) : chacun supporte ses pertes sur ses propres personnes et biens, quelle que soit la faute de l'autre. Cet équilibre vaut pour presque tous les sinistres, sauf la pollution venue du puits, imputée à l'opérateur, et la pollution venue de l'engin, imputée à l'entrepreneur. Les périls typiques : la tempête, la perte de position du navire de forage (dynamic positioning) et, pour l'auto-élévatrice, l'enfoncement brutal des jambes dans un sol qui lâche. Le sinistre rare mais lourd est la perte de l'engin, dont la valeur de remplacement tourne autour du demi-milliard de dollars pour un navire de grande profondeur.
Cas d'école : une semi-submersible louée 350 000 dollars par jour est endommagée par une tempête en mer de Norvège. Réparation : 28 millions ; 45 jours d'immobilisation. La police hull paie la réparation. Le loyer perdu, 15,75 millions, n'est remboursé que si l'entrepreneur a souscrit une garantie de perte de loyer, et seulement après sa franchise.
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