Vol de diamants à l'aéroport de Bruxelles (2013)
Braquage du 18 février 2013 sur le tarmac de l'aéroport de Bruxelles : une centaine de colis de diamants, environ 50 millions de dollars, pris entre le fourgon blindé et la soute d'un avion pour Zurich.
Le 18 février 2013 au soir, huit hommes en tenues rappelant celles de la police franchissent la clôture de l'aéroport de Bruxelles, roulent jusqu'à un avion d'Helvetic Airways en partance pour Zurich et bloquent le fourgon blindé qui vient d'y amener sa cargaison. En quelques minutes, sans un coup de feu, ils emportent plus d'une centaine de colis de diamants. La valeur annoncée tourne autour de 50 millions de dollars. Des arrestations suivent en mai 2013, en Belgique et dans des pays voisins. Le specie en transit aérien se souscrit en général de coffre à coffre, de l'expéditeur au destinataire, et la police découpe le voyage en étapes : enlèvement, transport par convoyeur, remise à la compagnie, vol, livraison. L'étape la plus exposée est la rupture de charge, quand les colis passent du fourgon à la soute. Sur le tarmac, la garde change de main en quelques minutes, du convoyeur au manutentionnaire puis à la compagnie, et savoir qui tenait les colis à la minute du vol commande ensuite tous les recours. Pour le souscripteur, l'affaire a montré qu'une aire de trafic réputée protégée reste une clôture, avec des véhicules qui imitent ceux de l'autorité et le seul point de la chaîne où les pierres sont à découvert. Les questions portent depuis sur la durée tolérée du transfert, l'escorte jusqu'au pied de l'avion et le chargement de dernière minute. La responsabilité de l'aéroport et du transporteur se discute à part, sous des plafonds de transport aérien calculés au poids, sauf déclaration spéciale de valeur, et très loin de la valeur des pierres. Le gestionnaire de sinistres part des lettres de transport et des bordereaux de remise pour savoir quels colis étaient déjà en soute et lesquels attendaient encore. À ne pas confondre avec le vol de marchandises en entrepôt, où la perte survient dans un lieu fixe, ni avec l'assurance du transport de fonds, qui couvre des espèces confiées à un convoyeur sur la route.
Cas d'école : un envoi de 40 colis de pierres, déclaré 150 000 dollars par colis, part sous une police specie de coffre à coffre avec une franchise de 0,1 % de la valeur de l'envoi. Les 40 colis sont volés au pied de l'avion. Valeur assurée : 40 × 150 000 = 6 000 000 de dollars ; franchise : 6 000 ; indemnité : 5 994 000 dollars. L'assureur, subrogé, se retourne ensuite contre le transporteur, dont le plafond au poids ne couvre qu'une fraction minime de la somme.
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