Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Dans un traité en quote-part à 30 %, comment se répartissent primes et sinistres ?
Le réassureur prend 30 % des primes et 30 % de chaque sinistre
Le quote-part est proportionnel : la même fraction s'applique aux primes et à tous les sinistres, petits comme grands. Il transfère du volume, pas de la volatilité de pointe, et c'est précisément ce qui le distingue de l'excédent de sinistre.
Fiche du glossaire →2. Une couche est décrite comme « 10 M€ en excédent de 5 M€ ». Que paie le réassureur sur un sinistre de 12 M€ ?
7 M€
La priorité est de 5, la portée de 10, donc la couche court de 5 à 15. Un sinistre de 12 la traverse à hauteur de 12 moins 5, soit 7. La cédante garde ses 5 premiers millions, et rien n'entame la couche supérieure tant que 15 n'est pas atteint.
Fiche du glossaire →3. À quoi sert une clause de reconstitution dans un traité en excédent de sinistre ?
À rendre la couche de nouveau disponible après un sinistre qui l'a consommée
Sans reconstitution, une couche consommée en février ne protège plus rien jusqu'à décembre. La reconstitution la remet en place, généralement contre une prime additionnelle proportionnelle à la part consommée et au temps restant.
Fiche du glossaire →4. Que mesure le rate on line d'une couche de réassurance ?
Le rapport entre la prime de la couche et sa portée
Un rate on line de 10 % signifie qu'on paie un dixième de la portée chaque année. Son inverse, le payback, dit en combien d'années de primes le réassureur récupère un sinistre total : 10 % correspond à dix ans, ce qui donne immédiatement une idée de la période de retour implicitement supposée.
Fiche du glossaire →5. Quand recourt-on à la réassurance facultative plutôt qu'à un traité ?
Quand un risque individuel sort du cadre du traité par sa taille ou sa nature
Le traité couvre une catégorie définie à l'avance. Le facultatif se négocie risque par risque, ce qui coûte plus cher en frais de gestion mais permet d'accepter une affaire que le traité aurait refusée ou saturée.
Fiche du glossaire →6. Qu'est-ce qui distingue une obligation catastrophe d'un traité de réassurance classique ?
Le capital est apporté par des investisseurs et placé en garantie
La protection n'est plus adossée au bilan d'un réassureur mais à un capital déposé, ce qui supprime le risque de contrepartie. En échange, l'investisseur perçoit un coupon et perd tout ou partie du principal si le déclencheur est atteint.
Fiche du glossaire →7. Une couverture paramétrique se déclenche sur une magnitude sismique mesurée à une station donnée. Quel risque l'assuré conserve-t-il ?
Le risque de base, soit l'écart entre l'indemnité et la perte réelle
Le paramétrique paie vite parce qu'il ne mesure pas le dommage, il mesure un indice. Un séisme peut détruire l'usine sans atteindre le seuil à la station retenue, ou l'atteindre sans rien casser. Cet écart est le prix de la rapidité, et il se réduit en choisissant mieux l'indice, jamais à zéro.
Fiche du glossaire →8. Qu'exprime la rétention d'une cédante ?
La part du risque qu'elle conserve à sa charge
La rétention est la décision centrale d'un programme : trop basse, on paie cher pour transférer une volatilité qu'on pouvait absorber ; trop haute, un seul évènement entame les fonds propres. Elle se raisonne au regard de la capacité à encaisser, pas du confort.
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