Les réponses et les explications de chaque question s’affichent ici une fois le parcours terminé. Elles renvoient alors vers la fiche du glossaire correspondante, où la notion est traitée en entier avec son exemple chiffré.
1. Un assureur affiche un ratio combiné de 97 %. Que cela signifie-t-il ?
Il dégage 3 centimes de marge technique par euro de prime
Le ratio combiné additionne la charge de sinistres et les frais, rapportés aux primes acquises. En dessous de 100, l'activité technique est bénéficiaire avant produits financiers. Au dessus, elle ne l'est pas, et seuls les placements peuvent la rattraper.
Fiche du glossaire →2. Que recouvre la provision pour sinistres survenus mais non déclarés ?
Les sinistres déjà survenus que l'assureur ignore encore
L'évènement a eu lieu pendant l'exercice, mais la déclaration arrivera plus tard, parfois des années plus tard en responsabilité civile. Sous-estimer l'IBNR embellit le résultat de l'année en dégradant celui des années suivantes : c'est le mécanisme d'un bon chiffre qui cache un mauvais exercice.
Fiche du glossaire →3. À quoi sert un triangle de liquidation ?
À observer comment la charge d'un exercice évolue au fil des développements
Chaque ligne est un exercice de survenance, chaque colonne un an d'ancienneté. En lisant comment les exercices passés ont évolué, on projette ceux qui ne sont pas encore liquidés. Toute la méthode repose sur une hypothèse forte : que le passé se comporte comme l'avenir.
Fiche du glossaire →4. Sur quoi repose la méthode chain ladder ?
Sur des coefficients de passage estimés à partir des développements observés
Chain ladder extrapole les cadences observées, ce qui la rend fragile sur un exercice récent où peu de sinistres sont remontés : un seul dossier lourd déforme le coefficient. C'est la raison d'être de Bornhuetter-Ferguson, qui pondère l'observation par un a priori.
Fiche du glossaire →5. Que corrige la méthode Bornhuetter-Ferguson par rapport à chain ladder ?
L'instabilité de l'estimation sur les exercices peu développés
Elle mêle l'observation à un ratio de sinistralité a priori, avec un poids qui grandit à mesure que l'exercice se développe. Sur un exercice jeune l'a priori domine ; sur un exercice mûr on retrouve chain ladder. C'est une transition, pas une méthode concurrente.
Fiche du glossaire →6. Une police annuelle de 1 200 € est souscrite le 1er octobre. Quelle prime est acquise au 31 décembre ?
300 €
Trois mois sur douze de couverture ont couru, donc un quart de la prime est acquis. Les 900 restants sont émis mais non acquis, et figurent en provision pour primes non acquises. Rapporter des sinistres aux primes émises plutôt qu'acquises fausse tout ratio sur un portefeuille en croissance.
Fiche du glossaire →7. Pourquoi l'inflation des sinistres peut-elle dépasser l'inflation générale des prix ?
Parce que les postes de coût des sinistres suivent leurs propres dynamiques
Coût de la construction, prix des pièces détachées, honoraires médicaux et frais de justice ne suivent pas l'indice général. En responsabilité, s'y ajoute la dérive des indemnisations judiciaires, qu'on appelle inflation sociale, et qui affecte des sinistres survenus il y a plusieurs années.
Fiche du glossaire →8. Deux assureurs affichent la même charge de sinistres rapportée aux primes, mais des ratios combinés différents. D'où vient l'écart ?
De leurs frais, d'acquisition et de gestion
Le ratio combiné est la somme du ratio de sinistralité et du ratio de frais. À sinistralité égale, tout l'écart vient des frais : commissions de distribution, gestion, informatique. C'est là que se joue la rentabilité de branches à faible marge technique.
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