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Africa RiskView

Logiciel de l'African Risk Capacity qui convertit les pluies estimées par satellite en nombre de personnes touchées par la sécheresse puis en coût de réponse, et qui sert d'indice de déclenchement aux polices souveraines.

Définition

Africa RiskView est le logiciel de l'African Risk Capacity (ARC) qui sert d'indice de déclenchement à ses polices sécheresse souveraines. Il convertit les pluies estimées par satellite en nombre de personnes touchées, puis en coût de réponse. L'outil a été développé à la fin des années 2000 par le Programme alimentaire mondial, puis repris par l'ARC, qui en a fait le moteur de ses contrats sécheresse. Le modèle travaille en trois étages. Le premier est agrométéorologique : à partir d'estimations satellitaires de pluie, il calcule pour chaque maille un indice de satisfaction des besoins en eau des cultures. Cet indice, le WRSI (Water Requirement Satisfaction Index), est issu des travaux de la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Il dit si la plante a reçu l'eau dont elle avait besoin à chaque stade de la saison. Le deuxième traduit cet indice en nombre de personnes touchées, à partir d'un profil de vulnérabilité propre au pays. Le troisième multiplie ce nombre par un coût de réponse par personne. Le résultat, en dollars, est l'indice du contrat : la police paie quand il franchit le point d'attachement, dans la limite de sa capacité. L'essentiel du travail se fait avant la signature, dans ce que l'ARC appelle la personnalisation. Un groupe technique national choisit la source de pluie, les cultures de référence, les dates de semis, les zones et la courbe de vulnérabilité, et chacun de ces choix déplace la probabilité de déclenchement. C'est là que le risque de base se fabrique. Un mauvais calendrier de semis, une culture mal choisie ou une source de pluie qui sous-estime les averses locales suffisent à faire taire le modèle pendant une sécheresse réelle. Le gouvernement ne le découvre qu'à la fin de la saison. Pour un réassureur, l'intérêt du modèle est sa transparence : les paramètres sont fixés et connus avant la campagne, et la sortie se recalcule. On peut aussi rejouer trente ans de pluies pour estimer la perte attendue. La contrepartie est que la qualité du contrat tient presque entièrement à celle de la personnalisation, que l'acheteur fait lui-même.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Africa RiskView : illustration de la fiche Transfert alternatif du risque du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école, chiffres inventés : dans un pays sahélien, le groupe technique retient le mil et une date de semis fixée au 15 juin. La pluie arrive tard, les paysans sèment le 10 juillet, et la saison réelle est mauvaise. Le modèle compte les besoins en eau à partir du 15 juin et lit une sécheresse modérée. Il trouve 400 000 personnes touchées au lieu des 900 000 recensées sur le terrain, sous le point d'attachement fixé à 600 000. La police ne paie rien, et le recalibrage ne vaudra que pour la campagne suivante.

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Termes associés
Également connu sous

Africa RiskView, modèle ARV, ARV, modèle de l'African Risk Capacity

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