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Assurance indicielle sur les précipitations

Contrat qui paie selon le cumul de pluie mesuré à une station ou par satellite, phase de culture par phase de culture, entre un seuil de déclenchement et un seuil de sortie fixés d'avance.

Définition

L'assurance indicielle sur les précipitations est un contrat qui paie selon le cumul de pluie mesuré à une station ou par satellite, entre un seuil de déclenchement et un seuil de sortie fixés d'avance. Mahabubnagar, Andhra Pradesh, 2003 : BASIX, une institution de microfinance, vend avec l'appui technique de la Banque mondiale des contrats sur la pluie à des producteurs d'arachide et de ricin. C'est l'un des premiers essais en Inde, et le contrat a déjà la forme qu'on retrouve partout depuis. La saison est découpée en phases, semis, croissance, floraison et remplissage, parce qu'un manque de 50 mm ne coûte pas la même chose à chaque stade. Pour chaque phase, le contrat fixe un seuil de déclenchement (le strike), un seuil de sortie sous lequel la phase paie en totalité, et une valeur par millimètre manquant entre les deux, le tick. Une pluie journalière plafonnée évite qu'un orage de 120 mm en une nuit, qui ruisselle sans profiter à la plante, efface un mois sec. Certains contrats comptent plutôt les jours secs consécutifs, ou couvrent l'excès de pluie à la récolte. La tarification part d'une burn analysis sur trente ans de relevés quand ils existent, et c'est là que tout se joue : le risque de base est d'abord géographique. La corrélation des cumuls décroît vite avec la distance, et au-delà de quelques dizaines de kilomètres de la station de référence, l'assuré achète surtout la météo d'un autre. En Afrique, où les stations manquent, les estimations satellitaires ont pris le relais, comme CHIRPS (Climate Hazards Group InfraRed Precipitation with Station data) ou TAMSAT (Tropical Applications of Meteorology using SATellite data). Elles ont leur propre défaut : elles lissent les pluies convectives très localisées, celles qui font justement la différence entre deux villages. Reste la question de la station elle-même, son entretien, ses trous de série et le risque qu'un relevé soit corrigé à la main après coup, d'où l'usage de stations automatiques gérées par un tiers. L'indice pluviométrique couvre la sécheresse et l'excès d'eau, rien d'autre ; ravageurs, maladies et grêle restent chez l'agriculteur.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Assurance indicielle sur les précipitations : illustration de la fiche Transfert alternatif du risque du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école, chiffres inventés : phase de floraison de quarante jours, déclenchement à 120 mm, sortie à 40 mm, capital de la phase 300 euros, pluie journalière comptée au plus à 60 mm. La station relève 70 mm. Le manque est de 50 mm sur une plage de 80 : la phase paie 62,5 % de 300 euros, soit 187,50 euros, sans visite de champ. Si un seul orage de 90 mm était tombé le dixième jour, seuls 60 mm auraient compté.

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Termes associés
Également connu sous

assurance pluviométrique indicielle, rainfall index insurance, assurance déficit de pluie, indice pluviométrique

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