Art Loss Register
Base de données privée, établie à Londres, des œuvres volées, perdues ou spoliées, que les maisons de vente et les assureurs consultent avant d'acheter ou de garantir.
Fondé à Londres au début des années 1990, l'Art Loss Register tient un fichier privé d'objets déclarés volés ou perdus, alimenté par les victimes, les assureurs et les polices. Une recherche rapproche la description ou la photographie d'un objet des fiches ; elle donne un certificat daté, à un prix fixé par lot. Les grandes maisons de vente l'interrogent avant d'inscrire un lot, et un acheteur prudent exige le certificat avant de payer. Interpol tient de son côté une base publique d'œuvres volées, qui s'ajoute au registre sans le remplacer. Pour l'assureur, le registre joue deux fois. À l'entrée, il vérifie que l'œuvre proposée n'est pas déjà déclarée volée. Au sinistre, il sert à inscrire la perte, condition pour que l'objet puisse un jour être reconnu et restitué. Un certificat négatif ne vaut pas titre : il constate seulement que rien n'est déclaré.
Cas d'école : une galerie genevoise achète un bronze 38 000 € à un particulier. Avant de le revendre, elle commande une recherche à 90 € ; la fiche correspond à un bronze volé à Cologne en 2009 et déclaré par son assureur. La vente est annulée, l'objet est rendu et la galerie se retourne contre son vendeur.
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Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
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