Vol d'œuvres d'art
Risque de soustraction d'une œuvre, par cambriolage, vol en exposition ou détournement, dont la souscription tient à la valeur concentrée, à la difficulté de revendre et au risque de demande de rançon.
Une œuvre célèbre est presque invendable sur le marché ouvert, et pourtant elle est volée : les voleurs visent la revente à bas prix dans des circuits criminels, l'usage comme monnaie d'échange ou gage, ou une rançon réclamée au propriétaire ou à son assureur, pratique que le marché appelle artnapping. Pour l'assureur, le vol est un risque de fréquence faible et d'intensité extrême, concentré dans quelques lieux. La souscription porte sur la sûreté physique, alarmes, vitrines, gardiennage, délais d'intervention, sur les procédures d'accès aux réserves et sur la discrétion autour des valeurs. Les polices prévoient souvent le paiement de récompenses pour information et une clause de rachat : si l'œuvre est retrouvée après indemnisation, l'assuré peut la reprendre en remboursant l'indemnité. Beaucoup de grandes institutions publiques ne s'assurent pas contre le vol, ce qui laisse la perte entière à la collectivité.
Le 18 mars 1990, deux hommes déguisés en policiers ont volé treize œuvres au musée Isabella Stewart Gardner de Boston, dont un Vermeer et trois Rembrandt, estimées à quelque 500 millions de dollars ; le musée n'était pas assuré et offre depuis 2017 une récompense de 10 millions de dollars.
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