Aller au contenu
←Retour au glossaireDroit & régulation

Recherche de provenance

Reconstitution de la suite des propriétaires d'une œuvre, avec ses trous, qui conditionne le titre, la vente et la possibilité de s'assurer sans réserve.

Définition

Quand le tableau passe de main en main, chaque propriétaire laisse une trace : étiquette au revers, inventaire après décès, lettre de galerie, catalogue de vente. La recherche de provenance remet ces pièces bout à bout. Les années 1933 à 1945 restent le point de contrôle des maisons de vente depuis les principes de Washington de 1998, qui demandent des solutions justes pour les œuvres spoliées. L'affaire Gurlitt a montré jusqu'où cela va : en 2012, le parquet d'Augsbourg fait saisir à Munich plus d'un millier d'œuvres dans l'appartement d'un collectionneur. Une lacune de provenance dans cette période ne prouve pas la spoliation, mais elle empêche de la réfuter. Pour l'assureur, le sujet est celui du titre. Une police d'art couvre l'objet contre le dommage et le vol, en général pas la revendication d'un tiers. Celle-ci relève, quand elle est couverte, d'une garantie de titre, qui ne s'émet qu'après une étude sérieuse.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Recherche de provenance : illustration de la fiche Droit & régulation du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : un marchand genevois prépare la vente d'un paysage de 1912. Sa fiche montre un propriétaire viennois en 1930, puis rien jusqu'à une galerie zurichoise en 1951. Il commande une recherche : l'inventaire d'une vente forcée de 1939 cite le tableau. La vente est suspendue et le dossier ouvert avec les ayants droit.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

étude de provenance d'une œuvre, historique de propriété d'une œuvre, chaîne de propriétaires d'un tableau, vérification de provenance

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.