Assurance aquacole
Couverture de la mortalité et de la perte des stocks de poissons et de coquillages élevés en cage, en bassin ou sur filière, ainsi que des installations, contre les blooms d'algues, la tempête, la désoxygénation, les évasions ou la maladie.
L'assurance aquacole couvre la biomasse vivante d'un élevage, les poissons ou coquillages en cours de grossissement, et souvent les cages, filets, amarrages et barges qui les portent. Le cas de référence est chilien. En février et mars 2016, une prolifération d'algues toxiques au sud du Chili tue de l'ordre de 25 millions de saumons, autour de 15 % de la production nationale. Les producteurs cotés déclarent plus de 100 millions de dollars de pertes en deux mois. Plusieurs sites étaient assurés nommément contre les blooms d'algues, avec des franchises par cage qui ont laissé une part lourde à l'éleveur, et au moins une indemnité refusée a fini devant la Cour suprême chilienne. Le contrat se tarife sur la biomasse déclarée, souvent chaque mois, valorisée au coût de production cumulé ou à une valeur de marché plafonnée. La franchise s'exprime en pourcentage du stock par unité (cage ou bassin), de l'ordre de 10 à 25 %, pour écarter la mortalité courante qui fait partie du métier. Les périls nommés vont de la tempête au manque d'oxygène, en passant par la méduse, le prédateur et la pollution. La maladie est le point dur : couverte de façon limitée, avec exclusions des pathologies endémiques et du pou du poisson, et conditionnée à des plans sanitaires. Le souscripteur regarde la densité des sites dans un même fjord ou une même baie, parce qu'un bloom ou une tempête n'épargne pas les voisins. Le marché est petit et spécialisé, avec la Norvège, l'Écosse et le Chili comme bassins principaux.
Mars 2016, région de Los Lagos : un producteur chilien perd environ 760 000 saumons sur un même site, frappé à 100 % par le bloom. Le site était assuré contre les algues, mais avec une franchise de 14 % du stock. Elle lui coûte à elle seule environ 1,1 million de dollars. L'assureur paie le reste dans la limite de la valeur assurée de la biomasse au jour du sinistre, telle que déclarée le mois précédent.
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