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El Niño-oscillation australe (ENSO)

L'oscillation du Pacifique tropical entre une phase chaude, El Niño, et une phase froide, La Niña, mesurée par l'anomalie de température de surface de la zone Niño 3.4, qui déplace sécheresses et pluies sur plusieurs continents la même année.

Définition

ENSO est le principal mode de variabilité climatique d'une année sur l'autre : un couplage entre l'océan Pacifique tropical et l'atmosphère, qui bascule tous les deux à sept ans entre une phase chaude et une phase froide. La NOAA le mesure par l'ONI, la moyenne glissante sur trois mois de l'anomalie de température de surface dans la zone Niño 3.4. On parle d'El Niño quand l'ONI reste à +0,5 °C ou plus pendant au moins cinq saisons glissantes consécutives, de La Niña à -0,5 °C ou moins. Au-delà de 1,5 °C, l'épisode est dit fort. L'hiver 2015-2016 a culminé autour de 2,6 °C, parmi les valeurs les plus hautes depuis 1950. Pour l'agriculture, El Niño assèche en général l'Australie orientale, l'Indonésie, l'Afrique australe et affaiblit la mousson indienne. Il noie la côte nord du Pérou. La Niña sèche plutôt l'Argentine, le sud des Grandes Plaines américaines et la Corne de l'Afrique. Ce sont des tendances, et chaque épisode a sa géographie. Le souscripteur y voit d'abord une source de corrélation. Un réassureur agricole mondial croit diversifier en tenant l'Australie, l'Afrique du Sud et l'Inde ; un El Niño fort peut les frapper la même campagne. Les prévisions ENSO, publiées des mois à l'avance, posent aussi un problème d'antisélection lorsque les dates de souscription suivent les annonces. Certains programmes indiciels déclenchent sur l'anomalie elle-même. À ne pas confondre avec le réchauffement de fond, qui décale la moyenne sur laquelle l'oscillation se mesure.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
El Niño-oscillation australe (ENSO) : illustration de la fiche Risques spéciaux du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : un réassureur tient trois traités stop-loss récolte, en Australie, en Afrique du Sud et en Inde, chacun avec une probabilité d'attachement de 10 % par an supposée indépendante. Le modèle donne 0,1 % de chance qu'ils jouent ensemble. Sur les seules années d'El Niño fort, la probabilité de chacun monte à 30 % et le cumul devient plausible : une perte de 45 millions d'euros sur trois traités de 15 millions.

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Termes associés
Également connu sous

ENSO, El Niño, La Niña, oscillation australe, indice ONI

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