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Assurance indicielle du bétail en Mongolie

Programme mongol lancé au milieu des années 2000 avec la Banque mondiale, qui paie les éleveurs sur le taux de mortalité du cheptel compté par district et par espèce. Les tranches de pertes sont réparties entre éleveurs, assureurs et État.

Définition

L'assurance indicielle du bétail en Mongolie est un programme qui paie les éleveurs sur le taux de mortalité du cheptel, compté par district et par espèce. Les pertes y sont découpées en tranches, réparties entre éleveurs, assureurs et État. Hiver 2009-2010 : un dzud tue en Mongolie de l'ordre de huit millions de têtes, près d'un cinquième du cheptel national. Le dzud, c'est ce mélange de sécheresse estivale, de neige épaisse et de froid prolongé qui empêche les bêtes d'atteindre l'herbe. Le pays avait anticipé ce scénario. Depuis le milieu des années 2000, un projet pilote mené avec la Banque mondiale, l'Index-Based Livestock Insurance Project, assure des éleveurs de quelques provinces. Son indice n'est ni la pluie ni la végétation : c'est le taux de mortalité observé, par espèce, dans chaque soum, le district rural. Le chiffre vient des recensements annuels du cheptel conduits par l'office statistique national, une source qui existe depuis des décennies et que personne ne peut tirer à soi. Si la mortalité des chèvres d'un soum dépasse le seuil, tous les éleveurs assurés du soum sont payés sur leurs chèvres, selon la valeur déclarée par tête. La construction en tranches est ce qui distingue le programme. L'éleveur garde les petites pertes, de l'ordre de quelques pour cent. Une couche intermédiaire, jusqu'à environ 30 % de mortalité, est vendue par des assureurs commerciaux, dont les primes sont mises en pool pour qu'une compagnie ne disparaisse pas avec un seul hiver. Au-delà, l'État prend la perte catastrophique, adossé à un crédit contingent de la Banque mondiale. La différence avec l'IBLI (Index-Based Livestock Insurance) kényan est de principe : le Kenya prédit la mortalité à partir du NDVI (Normalized Difference Vegetation Index), la Mongolie la compte. Le risque de base est plus faible, puisque l'indice mesure la perte elle-même. Mais l'argent arrive après le comptage, souvent plusieurs mois après les morts de la fin de l'hiver, trop tard pour acheter du fourrage et à temps seulement pour reconstituer le troupeau. Au milieu des années 2010, le dispositif est passé du projet pilote à un régime national.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Assurance indicielle du bétail en Mongolie : illustration de la fiche Transfert alternatif du risque du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école, chiffres inventés : un éleveur déclare 200 moutons à 100 euros par tête dans un soum où la tranche commerciale court de 6 % à 30 % de mortalité. Le recensement constate 22 % de moutons morts dans le soum. La tranche paie 16 points de mortalité sur la valeur assurée de 20 000 euros, soit 3 200 euros, que l'éleveur ait perdu dix bêtes ou quatre-vingts. À 40 % de mortalité, la tranche serait épuisée à 24 points et la couche publique paierait le reste.

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Termes associés
Également connu sous

IBLIP Mongolie, assurance bétail Mongolie, assurance dzud, Index-Based Livestock Insurance Project

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