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NDVI et assurance des pâturages

Assurance des prairies et parcours qui paie quand l'indice de végétation NDVI (Normalized Difference Vegetation Index), lu par satellite sur une zone, tombe nettement sous sa moyenne historique pour la même période de l'année.

Définition

L'assurance des pâturages sur NDVI (Normalized Difference Vegetation Index) couvre les prairies et parcours à partir d'un indice de végétation lu par satellite. Elle paie quand cet indice, mesuré sur une zone, tombe nettement sous sa moyenne historique pour la même période de l'année. Un pâturage ne se pèse pas. Pour une récolte, on mesure un rendement. Pour une prairie broutée au fil de la saison, il n'existe aucun chiffre de production fiable, et c'est ce vide qui a poussé les assureurs vers le satellite. Le NDVI compare la réflectance dans le proche infrarouge (PIR), que la végétation verte renvoie fortement, à celle dans le rouge (R), qu'elle absorbe. La formule est (PIR moins R) divisé par (PIR plus R), entre moins un et un. On le lit sur des composites de huit ou seize jours, à 250 mètres avec MODIS (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer) depuis 2000, plus grossièrement avec AVHRR (Advanced Very High Resolution Radiometer) depuis les années 1980. Le contrat agrège les pixels d'une zone, cumule le NDVI sur la saison de pousse et le compare à la distribution historique de la même période. Il paie sous un percentile ou un écart à la moyenne fixé d'avance. Le dispositif kenyan IBLI (Index-Based Livestock Insurance) se sert du NDVI pour prédire une mortalité du bétail. L'assurance des pâturages au sens strict paie directement le déficit de fourrage, ce qui laisse à l'éleveur le soin de décider s'il achète du foin, vend des bêtes ou déplace son troupeau. Les défauts sont connus des modélisateurs. L'indice sature sur une végétation dense. Les nuages trouent les séries en saison des pluies. En zone aride, le sol nu brouille le signal, et des broussailles ligneuses peuvent rester vertes pendant que l'herbe meurt. Un surpâturage généralisé fait baisser l'indice sans aucune sécheresse. Et la série elle-même vieillit : les satellites Terra et Aqua dérivent en fin de vie, et le passage à VIIRS (Visible Infrared Imaging Radiometer Suite) impose de raccorder deux capteurs sans créer de rupture. Sans ce raccord, la tarification repose sur un historique qui ne mesure plus la même chose. Un historique de vingt-cinq ans au plus, c'est aussi peu pour estimer une sécheresse centennale.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
NDVI et assurance des pâturages : illustration de la fiche Transfert alternatif du risque du glossaire AlgoPolis
Exemple

Aux États-Unis, le ministère de l'Agriculture (USDA, United States Department of Agriculture) ouvre en 2007, à titre pilote, l'assurance Pasture, Rangeland, Forage. Elle propose deux indices au choix, l'un fondé sur la pluie, l'autre sur la végétation lue par satellite. L'option végétation disparaît à la campagne 2016, après neuf saisons, et le programme ne garde que l'indice pluviométrique. Cela dit assez la difficulté de faire accepter aux éleveurs un chiffre qu'ils ne peuvent pas vérifier eux-mêmes au bord du champ.

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Termes associés
Également connu sous

indice de végétation NDVI, assurance prairies par satellite, assurance fourrage indicielle, NDVI

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