Assurance perte financière (GAP)
Garantie qui couvre l'écart entre l'indemnité versée par l'assureur automobile en cas de perte totale, calculée sur la valeur du véhicule, et le capital restant dû sur son financement ou son prix d'achat.
Un véhicule neuf perd une part importante de sa valeur dès les premières années. En cas de vol ou de destruction totale, l'assurance automobile indemnise en général la valeur du véhicule au jour du sinistre, fixée par un expert. Or l'acheteur qui a financé sa voiture par un crédit ou une location avec option d'achat doit souvent encore davantage à l'organisme financier. La différence reste à sa charge : il paie un véhicule qu'il n'a plus. L'assurance dite GAP couvre cet écart. Selon les formules, elle verse la différence entre l'indemnité et le capital restant dû, ou entre l'indemnité et le prix d'achat initial, ce qui revient à une garantie en valeur à neuf prolongée. Elle est très répandue en location longue durée et en location avec option d'achat, où le loueur l'impose ou la propose systématiquement, et elle est souvent vendue par le concessionnaire ou l'organisme de financement au moment de l'achat. Ce mode de distribution a suscité des critiques au Royaume-Uni, où le régulateur a relevé des ratios de sinistres à primes très faibles et des pressions commerciales, et a imposé des règles pour que le client dispose d'un délai de réflexion et d'une information comparable avant de souscrire. Le produit illustre l'assurance affinitaire vendue au point de vente, utile mais souvent chère.
Cas d'école : deux ans après l'achat d'une voiture de 35 000 euros financée à crédit, le véhicule est volé. L'assureur automobile verse 24 000 euros, valeur à dire d'expert, alors que le capital restant dû est de 29 000 euros. L'assurance GAP souscrite chez le concessionnaire verse les 5 000 euros de différence.
guaranteed asset protection, garantie perte financière, assurance perte financière automobile, finance gap cover
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.