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Valeur d'usage

Valeur du bien au jour du sinistre, égale au coût de remplacement diminué de la vétusté, et base de règlement par défaut de toute assurance de dommages.

Définition

L'article L. 121-1 du code des assurances borne l'indemnité à la valeur de la chose au moment du sinistre, sans dire comment la mesurer ; la pratique a répondu par la valeur d'usage. C'est la base de règlement par défaut de l'assurance de dommages : le coût de remplacement du bien à neuf, diminué de la vétusté. On la confond souvent avec deux voisines. La valeur vénale est un prix de marché, celui auquel le bien se revendrait en l'état ; pour un bien spécialisé sans marché d'occasion, elle peut tomber très en dessous de la valeur d'usage. La valeur agréée est convenue d'avance entre les parties et ne se discute plus au sinistre ; on la réserve aux biens dont l'expertise contradictoire serait impraticable. La base de règlement est la première chose à lire dans une police et la dernière que les assurés vérifient. Pour un bien ancien, elle fixe pourtant à elle seule l'ordre de grandeur de l'indemnité. Elle donne un contenu chiffrable au principe indemnitaire, qui interdit de s'enrichir mais ne dit pas comment mesurer ce qui a été perdu.

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Valeur d'usage : illustration de la fiche Sinistres & indemnisation du glossaire AlgoPolis
Exemple

La procédure du véhicule économiquement irréparable, issue de la loi du 18 janvier 1985, compare le coût des réparations à la valeur de remplacement à dire d'expert. Au-dessus, le véhicule est retiré de la circulation et l'assuré est réglé en valeur d'usage, non en prix d'achat. C'est ce qui explique qu'une voiture de sept ans, réparable pour 6 000 euros, puisse être déclarée irréparable et réglée moins cher.

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Termes associés
Également connu sous

valeur de remplacement vétusté déduite, valeur au jour du sinistre

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