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Assurance indicielle sur rendement de zone

Assurance récolte qui paie quand le rendement moyen mesuré sur une zone (comté, bloc, village) tombe sous un seuil fixé d'avance, quel que soit le rendement de l'exploitation assurée.

Définition

L'assurance indicielle sur rendement de zone est une assurance récolte qui paie quand le rendement moyen mesuré sur une zone tombe sous un seuil fixé d'avance, quel que soit le rendement de l'exploitation assurée. En 1993, la Federal Crop Insurance Corporation américaine lance à titre pilote le Group Risk Plan, une police qui ne regarde jamais le champ de l'assuré. L'indemnité dépend du rendement moyen du comté publié par la statistique agricole fédérale, le NASS (National Agricultural Statistics Service), comparé à un rendement attendu fixé avant la saison. Si le chiffre du comté tombe sous le pourcentage choisi de ce rendement attendu, tous les assurés du comté sont payés au même taux, qu'ils aient récolté beaucoup ou presque rien. D'où le nom : l'indice est la production elle-même, mesurée sur une zone plutôt que chez chacun. Face à un indice de pluie, l'avantage est net. Sécheresse, grêle, ravageurs, inondation passent tous dans le même chiffre, et le risque de base se réduit à l'écart entre une ferme et la moyenne de sa zone. L'aléa moral tombe presque à zéro, puisqu'un exploitant seul ne fait pas bouger le rendement d'un comté, et l'antisélection recule, l'assureur connaissant l'historique de zone aussi bien que l'assuré. Le prix à payer, c'est la donnée. Il faut quinze ou vingt ans de rendements par zone pour tarifer, et une mesure fiable chaque année pour régler. Aux États-Unis, c'est la statistique officielle. En Inde, ce sont des millions de crop cutting experiments, des placettes récoltées et pesées par tirage dans chaque zone notifiée, dont la lenteur et la manipulation possible nourrissent l'essentiel des litiges. L'indemnité arrive tard, aussi : récolte, puis estimation, puis règlement, souvent plusieurs mois après le sinistre. Le produit sert donc mal l'exploitant qui manque de trésorerie en pleine saison, et beaucoup mieux un prêteur ou un État qui protège un portefeuille de crédits agricoles. À partir de la campagne 2014, le Group Risk Plan a laissé la place à l'Area Risk Protection Insurance, qui garde la même logique de comté.

Ses 6 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Assurance indicielle sur rendement de zone : illustration de la fiche Transfert alternatif du risque du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école, chiffres inventés : rendement attendu du comté 60 quintaux par hectare, niveau de garantie 90 %, donc un seuil à 54. La statistique publie 45. Le manque est de 9 sur 54, soit 16,7 %, appliqué à un capital de 1 000 euros par hectare : 167 euros par hectare pour chaque assuré. L'exploitant A, qui a récolté 58 quintaux grâce à un sol plus profond, touche 167 euros. Son voisin B, grêlé, a récolté 20 quintaux et touche la même somme. Tout le risque de base du contrat tient dans ces deux lignes.

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Termes associés
Également connu sous

assurance rendement de zone, area yield index, assurance sur rendement moyen de zone, Group Risk Plan

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