Assurance santé des expatriés
Couverture santé des personnes qui vivent hors de leur pays, soit au premier euro, soit en complément d'un régime public facultatif comme celui de la Caisse des Français de l'étranger ; elle doit suivre des coûts médicaux très variables d'un pays à l'autre.
Un salarié expatrié ou un retraité installé à l'étranger perd souvent le bénéfice de l'assurance maladie de son pays d'origine. Il doit alors s'assurer autrement, dans des pays où les coûts médicaux peuvent être très supérieurs aux coûts français, notamment aux États-Unis, à Singapour ou en Suisse. L'assurance santé internationale répond à ce besoin. Elle couvre l'hospitalisation, les soins courants, la maternité, parfois le dentaire et l'optique, dans une zone géographique choisie, avec ou sans les États-Unis, dont l'inclusion renchérit fortement la prime. Pour les Français, deux architectures coexistent. L'assurance au premier euro couvre tous les frais dès le premier euro. L'adhésion volontaire à la Caisse des Français de l'étranger, organisme de sécurité sociale qui rembourse sur la base des tarifs français, peut être complétée par une assurance privée en complément, qui prend en charge l'écart avec les coûts réels. Les employeurs internationaux souscrivent le plus souvent des contrats collectifs pour leurs expatriés, qui incluent l'évacuation sanitaire vers un pays mieux équipé. Pour les assureurs, le produit combine une forte variabilité des coûts, une gestion des sinistres dans des dizaines de pays et de devises, un risque de fraude, et une antisélection à l'entrée pour les contrats individuels.
Cas d'école : un ingénieur expatrié à Singapour adhère à la Caisse des Français de l'étranger et à une complémentaire privée. Une hospitalisation de 25 000 euros est remboursée à hauteur de 6 000 euros par la caisse, sur la base des tarifs français, et la complémentaire prend en charge les 19 000 euros restants.
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