Assurance des serres
Contrat qui couvre la structure d'une serre, ses installations techniques (chauffage, éclairage, climatisation) et la culture en place, contre la grêle, la tempête, la neige, l'incendie et la panne qui fait geler ou cuire la production.
L'assurance des serres réunit, dans une même police, trois choses qui ne se tarifent pas de la même façon : la structure de verre et d'acier, les installations techniques et la culture vivante. Le cas qui sert de repère est néerlandais. Le 23 juin 2016, une supercellule traverse le Brabant-Septentrional et le Limbourg. La grêle détruit autour de 150 à 160 hectares de serres à Asten et Someren et en abîme une cinquantaine d'autres. Les assureurs néerlandais déclarent plus de 200 millions d'euros de dommages aux serres pour 2016. Le gouvernement refuse de qualifier l'événement de catastrophe nationale au motif que les serristes pouvaient s'assurer, et les non-assurés gardent leur perte. Sur la structure, le souscripteur regarde le type de verre (verre trempé ou verre flotté), l'épaisseur, l'âge, la portée des chapelles et la tenue à la charge de neige. Les installations relèvent souvent d'un volet bris de machine : chaudière, cogénération, écrans thermiques, éclairage LED, ordinateur climatique. La culture se couvre à sa valeur au stade atteint, et le contrat ajoute en général une perte d'exploitation. Le péril le plus spécifique est la panne. Une chaudière qui s'arrête une nuit de janvier gèle une serre de tomates, une ventilation bloquée en juillet la fait cuire. Les assureurs exigent alarmes, groupes de secours et contrats de maintenance, et réduisent l'indemnité quand ils manquent. Les serres d'un même bassin sont serrées sur quelques communes : un orage de grêle les prend toutes à la fois.
Cas d'école : un serriste assure 4 hectares de serres de tomates, structure à 1 200 000 euros l'hectare et culture à 300 000 euros l'hectare. Un orage de grêle brise le verre flotté de 1,5 hectare ; les tomates exposées sont perdues. L'assurance paie la reconstruction de la surface touchée, soit 1 800 000 euros, la culture perdue pour 450 000 euros et douze semaines de perte d'exploitation, sous déduction des franchises du contrat.
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