Dommage partiel qui reste à la charge du seul intérêt touché, par opposition à l'avarie commune répartie entre tous les intérêts de l'expédition.
L'avarie particulière est le dommage partiel subi par le navire ou par la marchandise et qui reste à la charge du seul intérêt touché, parce qu'il n'a pas été consenti pour le salut commun. C'est la catégorie par défaut : tout dommage qui n'entre pas dans la définition de l'avarie commune y tombe, et la qualification se joue sur l'existence d'un acte volontaire et raisonnable accompli dans l'intérêt de l'expédition tout entière. Les polices facultés anciennes se disaient franches d'avaries particulières, formule qui excluait ces dommages partiels et ne laissait subsister que la perte totale et la contribution d'avarie commune, mécanique dont les clauses Institute C sont l'héritière assouplie. En pratique, la distinction commande deux traitements opposés : l'avarie particulière se règle directement entre l'assuré et son assureur, sous franchise, tandis que l'avarie commune impose une dispache, des garanties déposées par chaque chargeur et des mois de procédure. Le problème résolu est de ne pas faire supporter à des tiers innocents un dommage que rien n'a rendu utile à la communauté de l'expédition.
Lors de l'incendie du porte-conteneurs Maersk Honam en mer d'Oman le 6 mars 2018, qui a détruit une partie des 7 860 conteneurs à bord et coûté la vie à cinq marins, la déclaration d'avarie commune a imposé à tous les chargeurs, y compris ceux dont la marchandise était intacte, un dépôt de 42.5% de la valeur, là où une avarie particulière serait restée à la charge du seul propriétaire touché.
avarie simple, franc d'avaries particulières