Clauses Institute Cargo A, B et C
Les trois textes de garantie de référence du marché de Londres pour l'assurance des marchandises transportées, du tous risques au péril dénommé.
Quand le porte-conteneurs X-Press Pearl a pris feu au large de Colombo le 20 mai 2021, avant de couler le 2 juin avec 1 486 conteneurs à bord, les chargeurs assurés en formule A n'avaient pas à nommer le péril en cause. Les clauses Institute Cargo sont les trois textes de garantie qui servent de référence mondiale à l'assurance des marchandises transportées, quelle que soit la loi du contrat. La formule A couvre tous les risques de perte ou de dommage, sous réserve des exclusions énumérées, et c'est à l'assureur d'établir qu'une exclusion joue. Les formules B et C énumèrent au contraire les périls garantis. C se limite aux sinistres majeurs comme l'incendie, l'échouement, le naufrage ou le renversement du véhicule terrestre. B y ajoute notamment les tremblements de terre, l'entrée d'eau de mer et la perte de colis entier à l'embarquement. Les trois partagent un même socle d'exclusions : vice propre de la marchandise, insuffisance d'emballage, retard, insolvabilité du transporteur, innavigabilité connue de l'assuré. La guerre et les grèves relèvent de textes distincts, à ajouter. La révision du 1er janvier 2009 a adouci plusieurs de ces exclusions et allongé la durée de transit garantie. Le problème résolu : une négociation impossible à refaire à chaque expédition entre des parties de langues et de droits différents, que trois textes stables rendent comparables d'un marché à l'autre.
Le porte-conteneurs X-Press Pearl a brûlé puis coulé au large de Colombo, entre le 20 mai et le 2 juin 2021. Les chargeurs couverts en formule A ont pu réclamer la perte de leur part des 1 486 conteneurs sans nommer le péril en cause. Une formule C, limitée aux sinistres majeurs énumérés, aurait laissé sans indemnité les dommages d'eau et de fumée antérieurs au naufrage.
ICC A, ICC B, ICC C
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.