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Méthode de Benktander

Réserve obtenue en reprenant l'ultime de Bornhuetter-Ferguson comme nouvel a priori. On obtient un estimateur de crédibilité dont l'erreur quadratique est inférieure à celle de ses deux parents.

Définition

Benktander, 1976, puis Hovinen, 1981, chacun de son côté : reprendre l'ultime sorti de Bornhuetter-Ferguson et s'en servir comme loss ratio a priori pour une seconde passe. Chain ladder fait entièrement confiance au triangle, Bornhuetter-Ferguson à l'a priori pour la part non développée, et Benktander fait ce tour de plus. Algébriquement, le résultat est une moyenne pondérée de chain ladder et de Bornhuetter-Ferguson dont le poids est le pourcentage développé lui-même. Plus l'exercice est mûr, plus la méthode colle au chain ladder, et c'est le comportement qu'on attend. L'estimateur a une erreur quadratique moyenne inférieure à celles des deux autres dans la plupart des configurations réalistes, d'où son emploi par défaut quand on hésite. Il garde le même angle mort : si le schéma de développement est faux, les trois méthodes se trompent ensemble et dans le même sens.

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Méthode de Benktander : illustration de la fiche Actuariat du glossaire AlgoPolis
Exemple

Exercice de survenance 2023 d'une branche construction, arrêté au 31 décembre 2025, pourcentage développé 40 %. Chain ladder rend un ultime de 18,0 M EUR, Bornhuetter-Ferguson 14,4 M EUR avec un a priori de 12 M EUR. Benktander rend 0,40 × 18,0 + 0,60 × 14,4 = 15,8 M EUR. La réserve passe donc de 7,2 M EUR sous Bornhuetter-Ferguson à 8,6 M EUR, et l'écart de 1,4 M EUR est précisément la part de crédibilité rendue au triangle.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

Gunnar Benktander, méthode GB, Benktander-Hovinen, credibility chain ladder

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