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Méthode Cape Cod

Variante de Bornhuetter-Ferguson qui ne prend pas le loss ratio a priori d'un avis d'expert mais le calcule sur le triangle lui-même, pondéré par l'exposition déjà développée.

Définition

Bornhuetter-Ferguson vaut ce que vaut son loss ratio a priori, et cet a priori vient souvent du tarif, donc d'une source que le provisionnement est justement censé contrôler. Cape Cod supprime cette dépendance en estimant un loss ratio unique à partir du triangle : on divise la somme des cumuls déclarés de tous les exercices par la somme des primes pondérées par le pourcentage développé de chaque exercice. Un exercice développé à 15 % pèse 15 % de sa prime dans le dénominateur, ce qui empêche les exercices récents et immatures de tirer le loss ratio vers le bas. On applique ensuite la mécanique de Bornhuetter-Ferguson avec ce loss ratio. La méthode suppose que tous les exercices partagent le même loss ratio attendu, hypothèse fausse en travers d'un cycle de souscription : sur un marché passé de mou à dur, Cape Cod mélange des années tarifées à 95 % et à 62 % et rend une moyenne qui ne décrit aucune des deux. La variante décalée, qui pondère aussi par l'ancienneté, atténue ce défaut.

Exemple

Portefeuille RC professionnelle, arrêté au 31 décembre 2025, six exercices. Cumuls déclarés totaux 52,4 M EUR, primes totales 96 M EUR, exposition développée pondérée 71,8 M EUR. Loss ratio Cape Cod = 52,4 / 71,8 = 73 %, contre un a priori tarifaire de 66 % qui servait depuis trois arrêtés. L'écart de sept points, appliqué à la part non développée, ajoute 4,9 M EUR de réserve et a déclenché la revue du tarif de la branche.

Termes associés
Également connu sous

Stanard-Buhlmann, méthode de Stanard-Bühlmann, Cape Cod reserving, loss ratio pondéré par l'exposition développée