Garantie d'amélioration (betterment)
Extension d'une police cyber qui prend en charge, au-delà de la remise en état, le coût de remplacer des systèmes compromis par des versions plus sûres, que la plupart des polices excluent par principe.
Le principe indemnitaire veut que l'assuré soit replacé dans la situation où il se trouvait avant le sinistre, ni mieux ni moins bien. Appliqué au cyber, il conduit les polices à exclure l'amélioration des systèmes : l'assureur paie la restauration du serveur compromis dans son état antérieur, pas son remplacement par une infrastructure plus moderne. Or, après une attaque, restaurer à l'identique revient souvent à restaurer la vulnérabilité par laquelle l'attaquant est entré : un système d'exploitation obsolète, un pare-feu en fin de support, une architecture à plat sans segmentation. Les experts de réponse à incident recommandent alors de reconstruire mieux, et l'assuré doit financer lui-même la différence. La garantie d'amélioration, dite betterment, prend en charge tout ou partie de cette différence, en général sous une sous-limite modeste et sous condition que l'amélioration soit recommandée par le prestataire de réponse à incident pour éviter une récidive. Elle reste une extension, non une garantie de base, parce qu'elle finance une dépense que l'assuré aurait dû engager de toute façon : l'assureur paie en partie une dette technique accumulée avant la souscription. Son intérêt est réel pour l'assureur aussi : un assuré reconstruit sur une infrastructure sûre présente un risque plus faible au renouvellement.
Cas d'école : après un rançongiciel entré par un serveur de messagerie en fin de support, l'expert recommande de migrer vers une messagerie hébergée et moderne. La restauration à l'identique coûterait 40 000 euros ; la migration 90 000. L'extension d'amélioration, sous-limitée à 50 000 euros, finance la différence.
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