Cat bond terrorisme
Obligation catastrophe dont le déclencheur est un attentat terroriste, par laquelle un pool ou un assureur transfère aux investisseurs une part de son exposition au risque de violence politique.
Le terrorisme a longtemps été tenu pour inassurable par les marchés financiers : il n'a pas de fréquence stable, il est choisi par un adversaire qui s'adapte, et ses pires scénarios, nucléaires, radiologiques, biologiques ou chimiques, n'ont presque pas d'historique. Les pools publics de réassurance nés après les grands attentats portent donc ce risque avec la garantie de l'État en dernier ressort. Le cat bond terrorisme leur permet d'en placer une tranche auprès d'investisseurs, ce qui protège les fonds du pool avant que la garantie publique ne soit appelée. Le déclencheur est en général indemnitaire, fondé sur les pertes du pool, et la définition de l'acte de terrorisme reprend celle de la loi qui fonde le régime. Pour l'investisseur, la question centrale est la modélisation : elle repose sur des scénarios d'attaques et non sur une série statistique.
En février 2019, Pool Re, le réassureur britannique du terrorisme, a placé 75 millions de livres sur trois ans par l'intermédiaire de Baltic PCC, premier cat bond consacré au seul terrorisme et premier émis depuis le régime britannique des véhicules de titrisation d'assurance. Le nom renvoie à l'attentat de l'IRA contre le Baltic Exchange, le 10 avril 1992, qui avait précédé la création du pool.
obligation catastrophe terrorisme, terrorism catastrophe bond, Baltic PCC
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.