Option de tirage différé en cas de catastrophe (Cat DDO)
Ligne de crédit que la Banque mondiale ouvre à un État avant une catastrophe, et que celui-ci tire dès qu'il déclare l'état d'urgence.
Après un séisme ou un ouragan, un budget public a besoin de liquidités dans les jours qui suivent, alors qu'un prêt de reconstruction se négocie en mois : l'option de tirage différé comble cet intervalle. L'État la négocie à froid, paie une commission d'ouverture et s'engage sur un programme de gestion du risque de catastrophe, condition préalable à tout tirage. Le déclenchement ne dépend ni d'un indice physique ni d'une perte mesurée, mais de la déclaration d'urgence par l'État lui-même, ce qui supprime le risque de base propre aux instruments paramétriques. Rien n'est pourtant transféré : l'argent tiré est un prêt, remboursé aux conditions de la Banque, et l'instrument relève du financement du risque, non de son transfert. Il occupe donc la couche intermédiaire d'une stratégie souveraine, entre les réserves budgétaires qui absorbent les événements fréquents et l'assurance ou le cat bond qui répondent aux événements extrêmes.
Le premier Cat DDO a été approuvé par la Banque mondiale pour le Costa Rica en septembre 2008, pour 65 millions de dollars ; le pays l'a tiré quelques mois plus tard, après le séisme de Cinchona du 8 janvier 2009.
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