Crédit documentaire
Engagement d'une banque de payer l'exportateur contre remise de documents conformes, qui substitue le risque de la banque à celui de l'acheteur, et que l'assurance complète lorsque la banque ou son pays présentent eux-mêmes un risque.
Le crédit documentaire est l'instrument de paiement le plus sûr du commerce international. À la demande de l'acheteur, sa banque, dite émettrice, s'engage irrévocablement à payer l'exportateur à condition qu'il présente, dans un délai fixé, des documents strictement conformes à ceux prévus : facture, connaissement, certificat d'assurance, certificat d'origine. L'exportateur n'a plus à se fier à la solvabilité de son client, mais à celle d'une banque. Les règles et usances uniformes de la Chambre de commerce internationale, dans leur révision entrée en vigueur en juillet 2007, gouvernent l'essentiel de ces opérations. Deux risques demeurent. Le risque documentaire, lorsque les documents présentés comportent une irrégularité qui permet à la banque de refuser de payer. Et le risque de la banque émettrice elle-même, ou de son pays, qui peut faire défaut ou être empêché de transférer les devises. Ce second risque se couvre par la confirmation d'une banque du pays de l'exportateur, qui ajoute son propre engagement, ou par une assurance non-paiement souscrite par la banque confirmatrice sur le marché privé du crédit et du risque politique. La chaîne relie ainsi la technique bancaire du commerce à l'assurance du risque souverain.
Cas d'école : un exportateur vend pour 3 millions de dollars de machines à un acheteur d'un pays en crise de change, payables par crédit documentaire. Il fait confirmer le crédit par sa propre banque, qui assure à son tour 70 pour cent de son engagement auprès d'assureurs privés contre le défaut de la banque émettrice et l'inconvertibilité : l'exportateur est payé à la présentation de documents conformes, quoi qu'il arrive dans le pays de l'acheteur.
documentary credit, lettre de crédit commerciale, RUU 600
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