Cyberattaque de DP World Australia (2023)
Intrusion informatique qui a contraint le deuxième opérateur portuaire australien à couper ses terminaux d'Internet pendant trois jours, laissant environ 30 000 conteneurs immobilisés à Sydney, Melbourne, Brisbane et Fremantle.
Un terminal à conteneurs ne fonctionne plus sans son système d'exploitation : c'est lui qui autorise l'entrée des camions, localise chaque boîte et pilote les grues. Une intrusion qui oblige l'opérateur à déconnecter ses systèmes arrête donc physiquement le flux, sans qu'aucun bien ne soit endommagé. Pour l'assurance, ce type d'incident tombe entre les polices : l'assurance facultés ne couvre pas le retard, les polices dommages des chargeurs n'ont pas de dommage matériel, et la police cyber de l'opérateur couvre sa propre perte d'exploitation, pas celle de ses clients. Le marché maritime exclut en outre souvent la cyberattaque par la clause CL380. Le cas illustre la carence de fournisseur cyber : une seule défaillance chez un prestataire concentré se transmet à des milliers d'entreprises qui n'avaient aucun lien contractuel avec l'assureur concerné.
Le vendredi 10 novembre 2023, DP World Australia a détecté une intrusion et déconnecté ses terminaux de Sydney, Melbourne, Brisbane et Fremantle ; environ 30 000 conteneurs sont restés bloqués jusqu'à la reprise le lundi 13 novembre à 9 heures, et l'opérateur a indiqué n'avoir reçu aucune demande de rançon.
DP World Australia, cyberattaque des ports australiens, DP World cyber incident
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