Aller au contenu
←Retour au glossaireTransports

Délaissement

Faculté de l'assuré maritime de transférer à l'assureur la propriété du bien assuré et d'en réclamer la valeur totale.

Définition

Stellar Daisy, 31 mars 2017 : le vraquier disparaît dans l'Atlantique Sud avec 260 000 tonnes de minerai de fer, et vingt-deux marins ne reviennent pas. Le défaut de nouvelles ouvre le délaissement sans attendre l'épave, localisée par 3 461 mètres de fond en février 2019. Le délaissement est l'acte par lequel l'assuré maritime abandonne à l'assureur la propriété du navire ou de la marchandise et réclame la valeur assurée entière, comme en perte totale. Le droit français ne l'ouvre que dans des cas énumérés, parmi lesquels la perte totale, l'innavigabilité, le défaut de nouvelles passé un certain délai et des réparations qui dépasseraient les trois quarts de la valeur. Le droit anglais exige une notification d'abandon, que l'assureur refuse presque toujours tout en acceptant que le procès soit jugé comme si elle avait été donnée. Accepté, le délaissement transfère la propriété : l'assureur hérite de l'épave et des obligations qui s'y attachent, l'enlèvement d'abord, d'où sa réticence. Le mécanisme traite la perte totale en fait mais partielle en droit, qui laisserait sinon l'assuré propriétaire d'un bien sans valeur et coûteux à liquider.

Ses 5 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Délaissement : illustration de la fiche Transports du glossaire AlgoPolis
Exemple

Après la disparition du vraquier Stellar Daisy dans l'Atlantique Sud le 31 mars 2017 avec 260 000 tonnes de minerai de fer et vingt-deux membres d'équipage, le défaut de nouvelles a ouvert le cas de délaissement sans attendre la localisation de l'épave, retrouvée par 3 461 mètres de fond en février 2019.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

abandon à l'assureur, notice of abandonment

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.