Désorbitation contrôlée de Mir (2001)
Rentrée dirigée de la station Mir dans le Pacifique Sud le 23 mars 2001, couverte par une police de responsabilité envers les tiers de 200 millions de dollars souscrite par l'agence spatiale russe.
Un objet trop massif pour se consumer entièrement ne peut pas être laissé à une rentrée naturelle, dont le point de chute ne se prédit qu'à quelques heures près : il faut le freiner volontairement pour qu'il rentre sur une trajectoire calculée, au-dessus d'une zone océanique inhabitée. Cette rentrée contrôlée réduit fortement l'espérance de victimes, mais elle ne l'annule pas, car les poussées de freinage peuvent échouer ou être imprécises, et le corridor de retombée des fragments s'étend sur des milliers de kilomètres. Le cas de Mir montre comment l'État de lancement, responsable sans faute des dommages au sol en vertu de la convention de 1972, a choisi de transférer une partie de ce risque au marché par une police dédiée à la seule opération. Il fixe la méthode encore suivie : une rentrée planifiée, une zone d'impact publiée, une assurance de responsabilité limitée dans le temps à la manœuvre.
Le 23 mars 2001, un cargo Progress amarré à Mir a effectué les poussées de freinage, et la station, d'une masse de l'ordre de 130 tonnes, est rentrée dans l'atmosphère vers 5 h 44 temps universel près de Fidji, ses fragments tombant dans le Pacifique Sud à l'est de la Nouvelle-Zélande. L'agence spatiale russe avait souscrit pour l'opération une police de responsabilité envers les tiers de 200 millions de dollars auprès d'assureurs russes, réassurée sur le marché de Londres.
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