Échec du vol 501 d'Ariane 5 (1996)
Destruction du premier Ariane 5 moins de quarante secondes après le décollage, causée par un logiciel repris d'Ariane 4 sans être revalidé.
Le vol inaugural d'un lanceur concentre le risque le plus mal connu du spatial, parce qu'aucune statistique de fiabilité n'existe encore pour lui. L'échec du vol 501 en est devenu l'exemple de référence, et d'abord pour une raison technique : le système de référence inertielle a repris le code d'Ariane 4, dont une conversion numérique n'avait jamais été testée avec les trajectoires, plus rapides, du nouveau lanceur. Le dépassement de capacité a arrêté les deux centrales inertielles redondantes, qui exécutaient le même logiciel, et le lanceur a perdu son guidage. La redondance n'a donc servi à rien, puisque les deux voies partageaient la même faute, ce que l'assurance retrouve dans tout risque de mode commun. Le rapport d'enquête a aussi fixé la règle, devenue courante, de ne jamais réutiliser un composant sans revalider les hypothèses de son nouvel environnement.
Le 4 juin 1996, à Kourou, le premier Ariane 5 s'est autodétruit environ 37 secondes après le décollage, emportant les quatre satellites scientifiques Cluster de l'Agence spatiale européenne ; la commission d'enquête présidée par Jacques-Louis Lions a rendu son rapport le 19 juillet 1996.
vol 501, Flight 501, Ariane 501
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