Échec du Proton-M et des trois GLONASS (2013)
Écrasement d'un Proton-M à Baïkonour en juillet 2013 avec trois satellites de navigation, dû à des capteurs montés à l'envers.
Un lanceur éprouvé reste exposé à l'erreur humaine de fabrication, qu'aucune statistique de vols réussis ne mesure. L'échec du Proton-M de 2013 en est la démonstration : des capteurs de vitesse angulaire avaient été montés à l'envers, et le système de guidage a corrigé dans le mauvais sens. Pour le marché, l'enseignement porte sur la qualité industrielle plus que sur la conception, et il a pesé sur la tarification des lancements Proton commerciaux. Pour l'État, il pose la question de l'assurance de satellites souverains, souvent couverts par un assureur national ou pas du tout. La retombée de carburant toxique près du cosmodrome rappelle enfin le risque pour les tiers au sol.
Le 2 juillet 2013, un Proton-M emportant trois satellites GLONASS-M a dévié dès le décollage et s'est écrasé à environ deux kilomètres de son pas de tir de Baïkonour, sans victime ; la commission d'enquête a mis en cause des capteurs de vitesse angulaire installés à l'envers. Le lanceur était assuré pour 6 milliards de roubles, environ 182 millions de dollars, auprès d'un assureur russe.
Proton-M 2 juillet 2013
Suivez la recherche
Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.
Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.