Estallido social (Chili, 2019)
Vague d'émeutes partie du métro de Santiago le 18 octobre 2019, devenue l'un des plus lourds sinistres d'émeutes jamais payés et la raison du retrait du SRCC de nombreux traités chiliens.
Le 18 octobre 2019, une hausse de 30 pesos du ticket de métro à Santiago tourne aux fraudes massives, puis aux incendies de stations, de supermarchés et de sièges d'entreprises. Le président Sebastián Piñera décrète l'état d'urgence dans la nuit. Les troubles durent des semaines et gagnent la plupart des grandes villes du pays. Pour le marché, l'estallido est un sinistre SRCC (strikes, riots and civil commotion) payé en extension des polices dommages, par les assureurs locaux et surtout par leurs réassureurs. Les estimations publiées tournent autour de 2 à 3 milliards de dollars assurés. Cela le range parmi les plus gros sinistres d'émeutes de l'histoire, dans le même ordre de grandeur que l'Afrique du Sud en 2021. La difficulté technique tient au cumul. Une émeute qui dure un mois se découpe en combien d'événements au sens du traité ? La clause horaire, souvent de 72 heures pour l'émeute, oblige la cédante à regrouper ses sinistres par fenêtres, et chaque fenêtre rouvre une rétention. Les réassureurs traitaient le SRCC comme un accessoire presque gratuit de la garantie incendie. Ils ont réagi au renouvellement suivant : exclusion pure dans les traités, sous-limites agrégées, ou placement séparé sur le marché de la violence politique, à un prix sans rapport avec l'ancien. Le souscripteur qui ouvre aujourd'hui une police chilienne regarde d'abord si l'émeute y figure encore, et sous quelle limite annuelle.
Après le 18 octobre 2019, les assureurs chiliens ont reçu des milliers de déclarations au titre de l'émeute. Le marché a estimé le coût assuré entre 2 et 3 milliards de dollars. Au renouvellement suivant, le SRCC (strikes, riots and civil commotion) a disparu de nombreux traités dommages chiliens.
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