Exclusion d'infrastructure (cyber)
Exclusion de la police cyber qui retire les pertes dues à la défaillance d'une infrastructure extérieure à l'assuré, électricité, télécommunications, internet, satellites, parce qu'elle toucherait tout le portefeuille à la fois.
L'exclusion d'infrastructure retire de la police cyber les pertes résultant de la panne ou de l'interruption d'une infrastructure que l'assuré ne contrôle pas : réseau électrique, gaz, eau, réseaux de télécommunications, systèmes de noms de domaine et services fondamentaux de l'internet, liaisons satellitaires. Elle se distingue de la carence de fournisseur informatique, souvent couverte, parce qu'elle vise les services sur lesquels reposent tous les fournisseurs à la fois. Sa raison d'être est actuarielle : une défaillance d'infrastructure n'est pas un sinistre indépendant mais un événement commun à tout un territoire, qui transformerait un portefeuille diversifié en une seule exposition. La rédaction est pourtant délicate. Trop large, elle vide la garantie de perte d'exploitation, car presque tout incident finit par toucher un réseau. Trop étroite, elle laisse passer le scénario que les régulateurs redoutent le plus, l'attaque étatique contre une infrastructure partagée. C'est pourquoi elle se lit toujours avec l'exclusion de guerre cyber : la première traite de ce qui tombe, la seconde de qui l'a fait tomber.
Le 24 février 2022, une attaque contre le réseau satellitaire KA-SAT a rendu inutilisables des dizaines de milliers de modems en Europe, privant notamment environ 5 800 éoliennes allemandes de leur télésurveillance. Pour les exploitants, la perte d'exploitation provenait d'une infrastructure de télécommunications qu'ils ne contrôlaient pas, attaquée par un État le jour de l'invasion de l'Ukraine : les deux exclusions jouaient ensemble.
- Lloyd's, Market Bulletin Y5381, 16 août 2022 (lu avec l'exclusion de guerre cyber)
infrastructure exclusion, exclusion des défaillances d'infrastructure, utility failure exclusion
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