Aller au contenu
←Retour au glossaireCrédit & caution

Forfaitage (forfaiting)

Rachat sans recours et à taux fixe de créances export à moyen terme, matérialisées par des effets ou des billets avalisés par une banque de l'acheteur, qui sort le risque de l'acheteur et le risque pays du bilan de l'exportateur.

Définition

Un exportateur vend 10 millions d'euros de machines à un acheteur turc, payables en quatre billets à ordre semestriels de 2,5 millions, chacun revêtu de l'aval d'une banque d'Istanbul. Il remet les billets à un forfaiteur, qui lui verse comptant leur valeur actualisée et renonce à se retourner contre lui si la banque avaliste ne paie pas. Le mot vient du français à forfait, la pratique s'est formée en Suisse sur les ventes de biens d'équipement vers l'Europe de l'Est, et Londres en a fait un marché. On y traite des créances de six mois à cinq ans, parfois sept, en montants unitaires élevés, à taux fixe : l'exportateur connaît son produit net le jour de la cession. Le forfaiteur porte le risque de la banque avaliste et celui du pays, transfert compris. Il le garde, le revend sur le marché secondaire, ou s'assure en non-paiement sur le marché privé du crédit et du risque politique. L'exportateur ne répond plus que de la validité de la créance : billets nuls, aval faux, et le forfaiteur revient vers lui. La CCI et l'International Forfaiting Association (IFA) ont publié des règles uniformes du forfaitage, les URF 800, applicables depuis le 1er janvier 2013. Avec l'affacturage, tout tient au grain. L'affacteur achète un flux de factures à 30 ou 90 jours sur des centaines d'acheteurs, souvent avec recours ou adossé à une assurance-crédit, et gère le poste clients. Le forfaiteur achète une opération, une seule, à moyen terme, sur une signature bancaire, sans recours ni service de recouvrement. Face au crédit-acheteur garanti par un organisme public, il se monte plus vite, mais seulement sur les pays et les banques que le marché accepte.

Ses 7 renvois, tissés sur les 18 catégories du glossaire
Forfaitage (forfaiting) : illustration de la fiche Crédit & caution du glossaire AlgoPolis
Exemple

Cas d'école : quatre billets de 2,5 millions d'euros à 6, 12, 18 et 24 mois, avalisés par la banque de l'acheteur, escomptés à 6 % l'an actualisé par semestre, soit 3 % par période. Le forfaiteur verse comptant 9,293 millions, la somme de 2,5 divisé par 1,03 puissance 1, 2, 3 puis 4. L'exportateur a payé 707 000 euros deux ans d'argent et le risque. Si la banque avaliste fait défaut sur les deux derniers billets, la perte de 5 millions de nominal est pour le forfaiteur ; l'exportateur garde ce qu'il a reçu.

À lire ensuite
Termes associés
Également connu sous

forfaiting, escompte à forfait, rachat à forfait, forfaitage export, rachat sans recours d'effets avalisés

Rester informé

Suivez la recherche

Une lettre par semaine. En tête, la note de souscription de la semaine, quand il en paraît une : une décision datée et argumentée, signée de Paul Bernardski. Ensuite, ce que l'observatoire a publié en risque cyber, en risque politique et en assurance. Sans compte, sans suivi.

Pas de spam, désinscription en un clic, aucune donnée revendue.